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Le sensible comme forme de connaissance : enquêter et publier autrement

Journée Savoirs Sensibles

Journée d’étude « Savoirs Sensibles : esthétique et anthropologie »

Date : Mardi 13 avril 9h30-18h en ligne
Inscriptions : direction.recherche@ensad.fr
Consulter le billet sur EnsadLab
Consulter le programme détaillé

Le 13 avril prochain se tiendra la journée d’étude « Savoirs Sensibles : esthétique et anthropologie » organisée par la Plateforme « Art, design et société » d’EnsadLab, le laboratoire de recherche en art et design de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris. Cette journée d’étude se propose d’étudier la notion de « savoirs sensibles » dans ses dimensions esthétiques et anthropologiques afin d’interroger sa capacité opératoire pour la recherche en art et design à produire des formes de connaissances.

En remettant à l’honneur le paradigme sensoriel qui est à l’origine de l’esthétique de Baumgarten et en le confrontant aux travaux contemporains de l’anthropologie des sens (David Howes et Marie-Luce Gélard), de la théorie esthétique (Mildred Galland-Szymkowiak et Céline Trautmann-Waller) et aux pratiques curatoriales en art (Catherine Wood) et en design (Mariana Pestana) qui questionnent le corps sensible en mouvement et les formes de relation empathique au monde, l’enjeu de cette journée d’étude est double : repenser la relation entre l’art et la société mais aussi entre l’humain et son environnement sensoriel dans la construction de nos cultures matérielles. Depuis le terme de sensible en passant par celui de sens, de sensualité et de sensation, cette journée visera alors à cerner la sémantique du savoir sensible et les outils analytiques et méthodologiques utilisés pour étudier et travailler cette notion.

Aperçu du programme

9h30 – 10h
Mot d’accueil du directeur de la recherche (Emmanuel Mahé) et introduction (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois, Sophie Krier)
10h – 11h
Marie-Luce Gélard (Université de Paris)
« Anthropologie des sens, du sensible et des sensibilités : un engouement récent ? »
11h – 12h
Céline Trautmann-Waller (Université Sorbonne Nouvelle) : « Le tatouage comme savoir sensible ? Karl von den Steinen et l’art des Marquisiens »
12h – 13h
Catherine Wood (Tate Modern)
« Bodyspacemotionthings »
13h – 14h30
Pause déjeuner
14h30 – 15h30
Mariana Pestana (Fifth Istanbul Design Biennale)
« More than human empathy »
15h30 – 16h30
Mildred Galland-Szymkowiak (CNRS-Thalim)
« Penser les qualités de l’objet productrices d’atmosphères : apports de l’esthétique allemande »
16h30-17h30
David Howes (Concordia University)
« An Archaeology of Aesthetic Perception »
17h30-18h
Échanges et discussions

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En quete dimages 2021

Séminaire de recherche « En quête d’images. Quelles formes sensibles d’écriture pour la recherche en arts et sciences humaines et sociales? » (2021)

Dates : Vendredi 26 mars 2021, vendredi 21 mai 2021, fin octobre et fin décembre 2021
Lieu : Visioconférence (10h-12h)
Inscriptions : enquetedimages@eur-artec.fr
Page dédiée sur EUR ArTeC
Pour plus d’informations écrire à : francesca.cozzolino@ensad.fr; anne.bationo-tillon@univ-paris8.fr

Ce séminaire est organisé dans le cadre du projet « En quête d’images » initié en 2019. Ce dernier ambitionne d’inventer et de mettre à l’épreuve des dispositifs de recherche visuels qui ne dissocient pas les trois étapes clefs de l’enquête ethnographique que sont l’élaboration de données de terrain, leur analyse et la restitution des résultats.

Selon l’évolution des restrictions sanitaires les séances se tiendront à distance ou sur place (EUR ArTeC / Paris 8 / EnsadLab).  Les informations pratiques seront régulièrement actualisées sur le site de EUR ArTec  (Paris 8) et de cette Plateforme.

Programme

Le séminaire se déroulera sous la forme de quatre journées de recherche comportant une séance plénière ouverte aux étudiant.e.s et chercheur.e.s. intéressé.e.s le matin, et une demi-journée d’atelier en interne dédiée à l’analyse et la mise en forme des données issues d’enquêtes ethnographiques l’après-midi. Ces ateliers permettront ainsi de mettre en commun les corpus de données et les problématiques internes à chaque terrain afin d’identifier des questions de recherche transversales ainsi que d’élaborer collectivement des dispositifs visuels de recherche au plus près des problématiques de chaque terrain. 

Présentation du séminaire

Nous postulons que la conception de dispositifs de recherche par l’image (nous incluons ici tout autant la photographie que la vidéo ou la data-visualisation) encourage d’autres approches d’écriture du réel, et transforme les pratiques d’enquête, des méthodes de recueil et d’analyse à la restitution. Nous nous donnons ainsi par finalité d’explorer de nouvelles formes de narration qui passent par l’expérience visuelle, l’émotion, la perception, pour rendre compte autrement des phénomènes artistiques et sociaux observés sur le terrain sans évincer la fluidité du sensible (Laplantine, 2005)

Un premier workshop de recherche, conduit en septembre 2020, nous a permis d’expérimenter des formes innovantes de publicisation,  ainsi que la mise à l’épreuve de dispositifs interactifs pour la restitution d’enquêtes ethnographiques. À cette occasion, nous avions invité Arno Gisinger ( artiste, enseignant-chercheur à Paris 8) et Barbara  Glowczewski (anthropologue, CNRS) à intervenir afin de nourrir la réflexion collective. Leurs conférences sont accessibles en ligne : « Une histoire fantomatique: Aby Warburg et la photographie » ; « Retour sur une restitution anthropologique : défis technologiques et cosmopolitiques ».

Cette année, il s’agit de poursuivre et d’approfondir une réflexion épistémologique sur les formes sensibles d’écriture de la recherche à la croisée de l’art, du design, de l’anthropologie et de l’ergonomie. Notre problématique s’inscrit dans une réflexion ancienne en anthropologie sur les formes de restitution de l’enquête par l’image en sciences humaines et sociales (Cox, Irving, Wright, 2016; Glowczewski, 2009; Schneider, Müller, Pasqualino, Schneider, 2017). Plus généralement, les réflexions sur la construction et l’adresse de la narration ainsi que le statut accordé tant à la description qu’aux images sont des questions déterminantes pour penser aussi bien les enjeux d’objectivité (Daston et Galison, 2012) et de représentativité, que la manière dont les recherches peuvent ou ne peuvent pas (éthiquement) être partagées et diffusées.

Dans le domaine de la création, les pratiques qui interrogent les modalités de la recherche en art et en design se multiplient également. Par des dispositifs plastiques situés, elles invitent notamment à reconnaitre que la recherche puisse se manifester par des formes non discursives. Émergent alors d’autres formes d’écriture en sciences sociales qui passent par le récit visuel (Berger & Mohr, 1981), le dessin ethnographique (Causey, 2016), l’archive web  (Tsing et al. 2020),  la web-TV (Marambio et Saquel, 2019) ainsi que les dispositifs de data-visualisation, les jeux vidéo (Parizot, 2016) ou encore des formes narratives orientées vers divers futurs possibles qui font écho aux démarches dites de « design-fiction » (Nova, 2014).

Lors de ces quatre journées d’étude, nous souhaitons ainsi réunir des chercheur.e.s pouvant témoigner de ces nouvelles formes d’écriture et de restitution de l’enquête et mettre à l’épreuve de leurs regards nos expérimentations éditoriales en cours. Le séminaire public s’articule en quatre séances (qui se tiendront entre le mois de mars et décembre 2021) nous permettant de fédérer des chercheurs autour de problématiques de recherches communes qui interrogent la circulation des savoirs et les formes matérielles qu’ils peuvent prendre (Waquet, 2015). Nous nous interrogerons sur  la possibilité de s’adresser à de nouveaux publics dans des formes innovantes de publicisation de la recherche et sur la création d’agencements visuels et de récits spéculatifs qui mobilisent une diversité de données empiriques (visuelles, sonores, géographiques).

Chacune des séances comprend un volet pédagogique et sera donc construite sur une bibliographie spécifique qui sera adressée au préalable aux étudiant.e.s afin de les familiariser avec les problématiques de recherche traitées. L’ évaluation de la formation se fera sur la base de la restitution d’un essai de recherche mobilisant les références bibliographiques étudiées et construit sous une forme fictionnelle ou visuelle à partir de leurs propres données de recherche. 

Colophon

Ce workshop éditorial réunit des chercheurs de l’Université Paris 8 (laboratoire Paragraphe et laboratoire EPHA) et d’EnsadLab (laboratoire de l’École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) dans le cadre du programme de recherche « En quête d’images » co-dirigé par Francesca Cozzolino (EnsadLab, École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) et Anne Bationo Tillon (Université Paris 8, laboratoire Paragraphe) avec la collaboration de la Plateforme « art, design & société » d’EnsadLab. 

Le comité d’organisation est composé de Anne Bationo Tillon (ergonome, enseignante-chercheure HDR, Université Paris 8); Francesca Cozzolino (anthropologue, enseignante-chercheure, EnsadLab); Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab); Nicolas Nova (anthropologue, enseignant-chercheur HEAD – Genève)

Références bibliographiques

Berger John & Mohr Jean, Une autre façon de raconter, Paris, éd. Maspero, 1981.

Causey Andrew, Drawn to See. Drawing as an Ethnographic Method, University of Toronto Press, 2016.

Cox Rupert, Irving Andrew, Wright Christopher, Beyond the text. Critical practices et sensory anthropology, Manchester, Manchester University Press, 2016.

Daston Lorraine & Galison Peter, Objectivité, Paris, Les Presses du réel, 2012.

Glowczewski Barbara, , « Restitution de données anthropologiques en multimédia : défis pratiques, éthiques et scientifiques », in Albaladejo Christophe, Gesslin Philippe et Alii,  La mise à l’épreuve. Le transfert des connaissances scientifiques en questions, 2009, p. 69-85.

Laplantine François,  Le social et le sensible, introduction à une anthropologie modale, Paris, Téraèdre, 2005.

Marambio Camila, Saquel Carolina (eds.), Ariel Bustamante (sound design), DISTANCIA. A more-than-human web series in Tierra del Fuego, 2019. Accessible en ligne.

Müller Bernard, Pasqualino Catarina, Schneider Arnd. (dir.), Le terrain comme mise en scène, Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2017.

Nova Nicolas, Futurs ? La panne des imaginaires technologiques, Paris, éd. Les Moutons électriques, 2014.

Parizot Cédric & Edric Stanley Douglas, Recherche, art et jeu vidéo : ethnographie d’une exploration extra-disciplinaire, antiAtlas Journal #01, 2016. Accessible en ligne.

Tsing Anna, Deger Jennifer, Keleman Saxena Alder, Zhou Feifei (eds.), Feral Atlas. The More-Than-Human Anthropocene, Stanford University Press, 2010. Accessible en ligne.

Waquet Françoise, L’ordre matériel du savoir. Comment les savants travaillent (XVI-XXIème  siècles), Paris, CNRS éditions, 2015.

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Workshop de recherche 2020

Workshop de recherche « En quête d’images ». Comment inventer des dispositifs socio-technologiques visuels de recherche, du terrain ethnographique à la publication, de l’enquête à sa restitution?

Dates : 28-29-30 septembre 2020
Lieu : EnsadLab, Ecole des Arts Décoratifs, Paris
Billet EnsadLab : Workshop de recherche « En quête d’images »
Télécharger le programme du workshop

Lors de ce workshop, quatre équipes de chercheur.e.s issues des projets soutenus par l’EUR ArTeC « En quête d’images » et « Tailleurs d’images » se sont réunies autour de problématiques de recherche communes qui interrogent la circulation des savoirs, la possibilité de s’adresser à de nouveaux publics par des formes innovantes de publicisation de la recherche, la création d’agencements visuels et de récits spéculatifs permettant de partager des recherches collectives qui mobilisent une diversité de données empiriques (visuelles, sonores, géographiques), ainsi que l’expérimentation de dispositifs interactifs pour la restitution d’enquêtes ethnographiques.

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Produire le sensible : matérialité et processus de fabrication

Enquête Totomoxle

Totomoxle

Production du « Totomoxtle », Tonahuixtla (Puebla, Mexico), 2019. Images Fernando Laposse

A travers le projet « Totomoxtle » développé par le designer Fernando Laposse dans le village de Tonahuixtla (Puebla, Mexico), nous cherchons à saisir la manière dont les paysans ont appris à maîtriser des gestes artisanaux, les astuces et savoirs investis dans les procédés de production, dès la récolte des feuilles de maïs à l’usage de prototypes dessinés pas le designer. Nous visons aussi à rendre compte des relations culturelles, économiques, politiques, écologiques et symboliques qui sont à l’œuvre dans ce projet.

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Publicisations

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Production du « Totomoxtle », Tonahuixtla (Puebla, Mexico), 2019. Photo Francesca Cozzolino
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Workshop éditorial Imaginer l’article de demain

Workshop éditorial « Imaginer l’article de demain : nouvelles structures narratives et formes de socialisation des savoirs » (2019)

En juin 2019, nous avons organisé un atelier d’expérimentation éditoriale à partir de nos différentes enquêtes de terrain. A l’issue de l’atelier, plusieurs formes de restitution ont été proposées (atlas transmédia, base de données, topographie sensible…) par les équipes invitées.

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Quand le sensible affecte la société : nouvelles formes d’écologies sociales

Enquête Art et politique au Mexique

Art et politique au Mexique
(depuis 2017)

Workshop « Mapeo Colectivo », collectif artistique Iconoclasta, México, 2017

Une enquête en cours dans les mondes de la création du Mexique (México, Xochimilco, Chiapas) nous permet de penser comment les pratiques artistiques impliquent l’émergence de nouvelles « écologies sociales » issues d’actions collectives, relationnelles et collaboratives. Il s’agit de comprendre comment le sensible « performe » le réel, c’est-à-dire comment la façon de travailler des artistes, peut générer des éléments susceptibles de faire émerger de nouvelles formes de sociabilité, de changer les relations de pouvoir et d’activer des processus d’ « empowerment ».

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