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Inauguration de l’exposition « In Search of the Pluriverse », co-commissariat Sophie Krier, au Het Nieuwe Instituut à Rotterdam (22 avril – 7 août 2022)

Aperçu de l’exposition In Search of the Pluriverse, Het Nieuwe Instituut, 2022. La conception spatiale de l’exposition est signée Sean Leonard et l’identité graphique est signée Miquel Hervás Gomez. Nina van Hartskamp a fourni des pièces audio présentant tous les créateurs. Photo : Aad Hoogendoorn.

Cette exposition polyphonique part du constat de penseurs, paysans et peuples autochtones de l’Amérique Latine selon lesquels la profonde crise actuelle écologique, socio-culturelle et épistémologique est une crise de modèle de civilisation (modelo civilizatorio) qui prends source dans la société capitaliste et patriarchale de l’occident. Avidité, gaspillage, violence raciale, inégalité sociale en sont autant de symptômes : pour assurer un avenir à tous les êtres sensibles sur cette planète, un changement radical de nos modes de vie est nécessaire. Mais comment l’engendrer ?

Sophie Krier et Erik Wong ont choisi un livre pour les guider dans leur quête : Designs for the Pluriverse de l’anthropologue colombien Arturo Escobar (Duke University Press, 2018). Ce livre-manuel croise différents courants de pensée (éco-féminisme, théorie des systèmes, luttes populaires paysannes) et se positionne entre activisme et critique académique. L’ exposition, elle, se structure autour de quatre notions centrales du livre : la prise de conscience que nous sommes toutes et tous interdépendant.e.s (radical interdependence), l’idée que l’autonomie et la mise en commun de savoirs et de ressources peuvent aller de pair (communal autonomy) et – si nous voulons « rendre possible un monde dans lequel de nombreux mondes peuvent prospérer » (world-making) : la nécessité de cultiver des formes d’imagination radicale (radical imaginations). 27 portails audio-visuels permettent au visiteur d’appréhender différentes attitudes et formes de création en dehors des disciplines établies.

  • Consulter le journal de bord de la recherche In Search of the Pluriverse (2020-2022) qui s’est construite autour de 5 mini-résidences avec des créatrices et créateurs invité.e.s dans différentes localités (Istanbul, Casablanca, Isle of Mull en Écosse, Berlin, Asturies en Espagne).
  • Écouter les podcasts issues de la recherche (en Anglais)
  • Consulter le dossier de presse
  • Consulter le projet lié « De l’ethnographie à l’atlas transmédia : une enquête par l’image issue d’un terrain au Chiapas » de Francesca Cozzolino et Kristina Solomoukha. Intitulé « Un monde qui contient beaucoup de mondes », un atlas interactif d’images conçu pour la revue .able paraîtra dans le courant de 2022. Il s’agit d’une recherche par l’image sur la production iconographique des zapatistes (Chiapas, sud-est du Mexique) et les univers visuels méso-américains qui y sont convoqués. 

Participation de Francesca Cozzolino et Sophie Krier aux 8ème rencontres « De tout pour faire un rite.  La mécanique de l’efficacité » organisées par la revue Techniques&Culture

Date : Mardi 29 mars 11h-16h30 et mercredi 30 mars 9h30-16h30

Lieu / en ligne : MUCEM LAB – Fort St Jean [salles Khamsim & Meltem] entrée 201 quai du port / En ligne

Lien d’inscription / de visionnement : Entrée et visionnement libres et gratuits sous réserve d’inscription préalable en écrivant à mucemlab@mucem.org.

Le programme complet de ces rencontres est disponible ici.

Lors de cette première journée de rencontre traitant des approches processuelles et englobantes des rituels, Francesca Cozzolino (anthropologue, EnsadLab) et Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab) présenteront leur projet d’article intitulé « Faire danser la terre. Le lasotè : un rituel agricole en Martinique » issu de l’enquête de recherche-création « Savoir-faire créolisés ». Leur intervention aura lieu entre 16h et 16h15.

Deux situations de lasotè , un rituel collectif de labourage sur pente de la terre . A gauche : Fonds St Denis, juin 2021. A droite : Morne Vert, janvier 2022. Photos Francesca Cozzolino

Cette contribution prend la forme d’un portfolio commenté d’images de terrain issues d’une recherche en cours autour du lasotè, un rituel de travail collectif de la terre, qui, en Martinique, depuis l’époque de l’esclavage, continue d’être effectué. Nous avons observé et documenté les différentes actions engagées dans cette pratique agraire à partir des activités menées par l’association Lasotè installée à Fond Saint-Denis et qui perpétue cette tradition en militant pour sa labélisation, par le ministère de la Culture français, comme un « Patrimoine culturel immatériel ». Plus précisément cette contribution, qui s’inscrit dans l’axe 2 : « Les chaînes opératoires rituelles : assemblages matériels, dispositifs dans l’effectuation des rites », s’attache à décrire les articulations entre les gestes, paroles, outils et matières mobilisés dans ce rituel.

Le lasotè est une pratique agricole, qui engage le travail d’une parcelle de terre de manière collective et prend la forme d’une performance où les gestes des travailleurs s’articulent au rythme des sons émis par les musiciens jouant d’instruments spécifiques (le tambour, les petits bois et le son d’une conque de lambis). Les gestes sont également rythmés par des paroles (en créole) d’un kryé, « crieur », qui de manière répétitive exhorte et incite les travailleurs en s’adressant tout autant à la terre et aux ancêtres qu’à ceux qui la travaillent. Considérée comme une manière de travailler la terre « en sosiété », cette tradition repose sur l’idée de solidariser les différents membres d’un groupe autour d’une parcelle agricole. Son objectif est de parvenir au partage du travail et à l’engagement des participants dans une situation de coopération afin de faire de la terre une ressource dont il convient de prendre soin, plutôt que comme un système d’exploitation. La construction des liens s’organise ici au sein de la logique du koudmen, « coup de main », notion qui met l’accent tout autant sur la force du travail collectif que sur celle de l’individu et qui aujourd’hui est réinvestie par des groupes qui défendent une relation à la terre qui s’oppose aux modèles de la plantation.

Par l’image, cette contribution vise à décrire le fonctionnement et l’environnement matériel et sensible de ce rituel agricole : des préparatifs à la performance verbale du kryé (« crieur »), qui agit sur l’action des laboureurs de la terre ; des objets et outils (conque de lambis, instruments en bois, paniers en vannerie, vêtements de travail) aux gestes magico-techniques comme ceux d’enterrer aux quatre coins du champ différentes plantes qui assurent la protection de la parcelle. Plus particulièrement, nous souhaitons exposer la réciprocité qui s’établie dans le lasotè entre l’activité des musiciens et celle des laboureurs en étant particulièrement attentifs à la description visuelle des étapes de l’action, des acteurs concernés, des objets techniques mobilisés afin de montrer comment la relation au monde végétal qui s’établit dans ce rituel nous informe de l’organisation sociale de la Martinique rurale contemporaine.


Vient de paraître « Habiter le monde et en être habités. Une correspondence entre Tim Ingold et Sophie Krier »

Image de gauche : Aldo Ramos, Earthport, 2021, Amsterdam, Rijksakademie.

Une contribution rendant compte de la correspondence engagée ces dernières années entre Sophie Krier et Tim Ingold à partir de leurs pratiques respectives – l’art et l’anthropologie – vient de paraître dans la revue Perspective : actualité en histoire de l’art. Pour ce numéro, les rédacteurs en chef se sont interrogés sur ce que signifie habiter : « habiter un espace, un territoire, sa maison ou son corps […] ; habiter sa vie, sa société (ou ses sociétés), son temps, pour ce qu’habiter c’est aussi être au monde, être présent à autrui, se confronter un étant donné. ».

Pour y répondre, cette contribution questionne non seulement ce qu’on peut entendre par habiter (un lieu, une généalogie, une façon de savoir, un geste, une pratique donnée), mais aussi ce que veut dire être habitée par ce qui nous environne et avec quoi nous entrons en relation. La forme choisie est celle d’une correspondance par courriel, entretenue entre le mois de mai et le mois d’août 2021. C’est intentionnellement que cette conversation à bâtons rompus pose davantage de questions qu’elle n’y répond.

« Une enquête ouverte ne cherche pas établir des solutions définitives, qui mettraient fin à la vie, mais à révéler les voies par lesquelles celle-ci peut continuer sa marche. »

Tim Ingold

Cette contribution fait suite à l’invitation de la Plateforme à Tim Ingold en 2018 lors de la journée d’étude « Formes d’écriture et processus de création » qui s’est tenue à EnsadLab.


Conférence « Comment les sciences sociales étudient les écritures urbaines. Images et écritures exposées sur les murs d’Orgosolo (Sardaigne) »

Date : Lundi 7 février 14h-16h
Lieu : Centre de Sémiotique et Rhétorique de l’Université de Liège (Belgique)
Intervenante : Francesca Cozzolino

Résumé

Comment on s’y prend en sciences sociales pour étudier les écrits et les images qui s’exposent sur les murs d’une ville ? Quelles approches théoriques et méthodologiques mobilise-t-on ? Lors de cette communication nous présenterons les résultats d’une enquête sur peinture murale en Sardaigne et montrerons comment ces fresques transforment le village en espace écrit en produisant une ambiance graphique singulière.

La notion d’acte d’écriture, d’ambiance graphique, l’enjeu de la performativité des écrits et des images, la méthode du corpus ou encore du parcours commenté, nous permettent de poser un regard analytique sur les signes graphiques à plusieurs échelles : celle de l’espace graphique, celle architecturale et urbaine et celle du contexte culturel.

Nous montrerons des manières d’agir par la production d’écrit, les formes de réaction aux images, leurs fonctions et leur rapport à la politique, la patrimonialisation, le tourisme, la mémoire collective ou encore l’identité des lieux où ces actes graphiques s’affichent. A un niveau plus large, l’étude sur les murales d’Orgosolo (Sardaigne) qui sera présenté, interroge l’impact de l’image et de l’écriture dans l’espace public et la manière dont des artefacts graphiques interviennent dans la construction de relations sociales.


Vient de paraître : « De l’ethnographie à la narration visuelle interactive : une enquête par l’image sur l’iconographie zapatiste »

Un article rendant compte de la collaboration engagée entre Francesca Cozzolino et Kristina Solomoukha à partir de leurs recherches sur l’iconographie zapatiste vient de paraître sur la revue ethnographiques.org. Le texte présente le travail de réalisation de l’atlas interactif d’images que les auteures ont imaginé pour la revue .able, revue d’art, design et sciences multi-supports publiant des essais visuels, développée dans le cadre de la Chaire arts & sciences de l’École polytechnique, de l’École des Arts Décoratifs (Université PSL) et de la Fondation Daniel et Nina Carasso.

Cette contribution rend compte de la collaboration entre une artiste et une anthropologue ayant entrepris une recherche commune par l’image sur l’iconographie zapatiste s’appuyant sur une enquête ethnographique au Chiapas. La mise en relation de nos données et de nos méthodes de travail nous a amenées à produire un atlas visuel interactif constitué des images issues de différentes sources, temporalités et régimes d’historicité. En nous inspirant de l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg et de sa méthode, nous avons élaboré un dispositif visuel nous permettant de mettre en relation ces images par des effets de voisinage et de ressemblance formelle ou symbolique dans l’intention de faire émerger les contacts et les circulations entre différentes cultures visuelles et politiques. Cette recherche collaborative se nourrit des travaux d’anthropologues ayant expérimenté des formes d’écriture qui vont au-delà du texte et vise à produire une forme visuelle d’analogie ethnologique. L’article présente les enjeux épistémologiques et méthodologiques du dispositif de narration visuelle qui résulte de cette collaboration prônant un « savoir sensible ».

  • Francesca Cozzolino, Kristina Solomoukha, « De l’ethnographie à la narration visuelle interactive : une enquête par l’image sur l’iconographie zapatiste » in Ethonographiques.org, Numéro  42,  Décembre 2021, numéro intitulé « Rencontre ethno-artistiques ». Numéro cordonné par Leïla Baracchini, Véronique Dassié, Cécile Guillaume Pey et Guy Kayser.  URL : https://www.ethnographiques.org/2021/Cozzolino_Solomoukha

Vient de paraître : « De la culture de la milpa à l’objet de design. Relier les pratiques d’agriculture traditionnelle à l’innovation technique (Mexique) »

Un article rendant compte des recherches de Francesca Cozzolino sur le designer mexicain Fernando Laposse vient de paraître sur la revue Techniques&Culture.

Dans un village de l’état de Puebla (Mexique), dans une zone montagneuse et principalement agricole, nous avons pu observer comment des familles de paysans s’engagent aujourd’hui dans la production d’un matériau, appelé totomoxtle, issu des feuilles de maïs pour la réalisation de pièces de design de Fernando Laposse. Le totomoxtle est tout autant le résultat du retour à un système traditionnel de polyculture qu’une innovation technique qui permet de développer un nouveau modèle économique fondé sur le retour à la culture de la milpa.

Dans un premier temps, nous décrivons la manière dont des paysans ont appris à maîtriser les gestes artisanaux, les astuces et les savoirs investis dans les procédés de production, depuis la récolte des feuilles de maïs jusqu’à l’utilisation de prototypes dessinés pas le designer. Dans un deuxième temps, nous tentons de rendre compte des relations culturelles, économiques, politiques, écologiques et symboliques à l’œuvre dans ce projet de design, et la manière dont celui-ci permet de faire émerger de nouvelles chaînes de coopérations reliant un acteur de la création (un designer) à la société civile (les habitants du village), des productions de design à une nouvelle forme d’artisanat et aux techniques d’agriculture.

Ce cas nous offre une position stratégique pour comprendre comment le changement global – la crise du maïs hybride et ses conséquences – affecte une petite communauté du sud-est du Mexique et comment, dans cette collaboration avec un designer, se réinvente une manière de résister à l’exploitation capitaliste de la nature.

Machine à découper les feuilles de maïs, Santo Domingo Tonahuixtla, Puebla (Mexico), mai 2020© Pepe Molina
  • Francesca Cozzolino, « De la culture de la milpa à l’objet de design. Relier les pratiques d’agriculture traditionnelle à l’innovation technique (Mexique) », Techniques&Culture [En ligne], Suppléments au n°76, mis en ligne le 09 décembre 2021, consulté le 27 janvier 2022. URL : https://journals.openedition.org/tc/16103

Animation d’ateliers de création dans le cadre de l’enquête de recherche-création « Savoir-faire Créolisés »

Man Tina explique les propriétés médicinales des plantes ; Sophie Krier donne des consignes pour un exercise de dessin les yeux fermés. Photo Romain Courtemanche, 2022

Dessiner ce qu’on perçoit, pas ce qu’on sait.
Afin de mettre en partage les savoirs recueillis par le biais de l’enquête « savoir-faire créolisés », le jeudi 20 janvier 2022 Francesca Cozzolino et Sophie Krier se sont associées à Nicolette Reibec (experte en plantes médicinales et fondatrice du Domaine Man Tina au Morne Rouge) pour animer un atelier d’observation graphique de plantes conçu sur mesure pour quinze élèves CM2 de l’École Marcel Placide de Fort-de France. L’atelier a eu lieu au coeur de la Plantothèque / École dUrgence de l’Écolieu de Tivoli, réalisée par l’Association CCPYPM (Centre de Culture Populaire Ypiringa de Pastinha Martinique) en 2019 en partenariat avec le réseau Tramil, un réseau qui fédère les acteurs de la recherche scientifique et des usages populaires des plantes dans trente pays de la Caraïbe.

Dessin aveugle I & II (parties aériennes et racines). Photo Romain Courtemanche, 2022

Prendre la mesure de l’effort collectif dans le travail de la terre
Le samedi 22 janvier 2022, sous les pitons du Morne Vert, c’est cette fois avec Marc Marie-Joseph, (artiste plasticien enseignant au Campus Caribéen des Arts où il pilote l’Atelier de Recherche-Création, ARC Arada) que Francesca Cozzolino et Sophie Krier ont fait équipe afin de « prendre la mesure de l’effort » engagé par les agriculteurs pendant le lasotè, une technique de labour collectif sur pente qui se pratique au son de tambours, ti bwa, et conque de lambis. Durant toute la durée du lasotè, Marc et Sophie ont tressé une kod maho, corde mahault, évoquant par ce geste ininterrompu la délimitation d’une parcelle, la construction de liens entre l’homme et son environnement, ou encore certaines expressions créoles dans lesquelles la corde joue un rôle, comme « lan moné kod » (une monnaie qui a peu de valeur). La technique du tressage leur a été transmise par Guy Bussy, membre de l’Association Lasotè de Fonds St Denis.

Marc Marie-Joseph tresse l’écorce la kod maho (corde mahault). Photo Romain Courtemanche 2022
Labourage et tressage se croisent. Photo Romain Courtemanche 2022
Guy Bussy (membre de l’Association Lasotè) pendant l’atelier d’apprentissage avec Shamika Germain, Cindy Manlius (étudiantes en art au CCA), Nato Bosq Ducos (étudiant en mobilité depuis l’Ecole des Arts Décoratifs, Paris), 19 janvier 2022.

Remerciements : Claire Joseph et Téo Angeoleiro pour l’accueil à l’Écolieu de Tivoli ; Florence Lazar pour la mise en contact avec Man Tina par le biais de son film « Tu crois que la terre est chose morte » (2019) ; Annick Jubénot pour l’accueil de l’Association Lasotè.


Mise en ligne de la série de podcasts « Écoutes Croisées » associée au projet « En quête d’images » (EUR ArTec)

« Écoutes croisées » est une série de podcasts réalisés tout au long de l’année 2021. La série prends la forme de courtes conversations dans lesquelles sont réunies les paroles d’artistes et chercheur.e.s du projet « En quête d’images » (EnsadLab-Paris8) dans le but de mettre en commun des méthodes, doutes, frictions et questionnements qui ont émergé au sein de l’équipe « Radiographie d’une rencontre » et de l’équipe « De l’ethnographie à l’Atlas transmedia : une enquête par l’image issue d’un terrain au Chiapas ».

Modération et montage : Nicolas Nova et Sophie Krier. Mise en ligne : David Ledoux

La série « Écoutes croisées » a été réalisée dans le cadre du séminaire de recherche « En quête d’images. Quelles formes sensibles d’écriture pour la recherche en arts et sciences humaines et sociales? » (2021) qui a réunit des chercheurs de l’Université Paris 8 (laboratoire Paragraphe et laboratoire EPHA) et d’EnsadLab (laboratoire de l’École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) dans le cadre du programme de recherche « En quête d’images », soutenu par l’EUR ArTec et co-dirigé par Francesca Cozzolino (EnsadLab, École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) et Anne Bationo Tillon (Université Paris 8, laboratoire Paragraphe) avec la collaboration de la Plateforme « art, design & société » d’EnsadLab.


Dernière séance du séminaire associé au projet « En quête d’images » (EUR ArTec)

Date : Vendredi 17 décembre 14h-16h et 16h30-18h30
Lieu : Ecole des Arts Décoratifs, EnsadLab (salle 308), 31 rue d’Ulm 7005 Paris
Séance sur invitation uniquement
Respondant.e.s : Sophie Houdart, anthropologue CNRS-LESC Université de Paris Nanterre ; Baptiste Buob, anthropologue CNRS-LESC Université de Paris Nanterre ; Hortense Soichet, photographe, PAST au département arts plastiques de Paris 8, chercheuse associée au Lab’Urba (Univeristé Gustave Eiffel) et membre du GT Penser L’Urbain par l’Image (Labex Futurs Urbains).

Capture d’écran du dispositif de narration visuelle « De l’ethnographie à l’Atlas transmedia : une enquête par l’image issue d’un terrain au Chiapas ». Crédits: Silvia Dore

Pour la dernière séance du séminaire de recherche « En quête d’images » (EUR ArTec), il sera question des dispositifs éditoriaux expérimentaux crées cette année par les équipes de « Radiographie d’une rencontre » et de « De l’ethnographie à l’Atlas transmedia : une enquête par l’image issue d’un terrain au Chiapas ». Ces dispositifs seront proposés au regard d’experts de la recherche en art et sciences humaines par le biais de deux courts films de 4 minutes chacun, afin d’ensuite discuter ensemble de ces travaux en cours. 


Conférence table ronde dans le cadre du Forum Trans-making « Rencontres art et démocratie dans une société biotique / Élargir les champs d’une pratique de recherche citoyenne »

Date et lieu : Jeudi 2 décembre, 16h-17h30, Cité Internationale des Arts, 18 rue de l’Hôtel de Ville, Paris
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino (anthropologue, EnsadLab), Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab) et Annick Jubénot (fondatrice de l’Association Lasotè, Fonds St Denis, Martinique)
Inscriptions via la page dédiée

Dans la première partie de cette rencontre, Francesca Cozzolino (anthropologue, EnsadLab), Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab) et Annick Jubénot (fondatrice de l’Association Lasotè, Fonds St Denis, Martinique) discuteront de la co-construction des savoirs sensibles à partir de l’enquête de recherche-création « Savoir-faire créolisés », initiée depuis 2020 à la Martinique par la Plateforme « art, design et société ». L’échange, modéré par Arnaud Dubois (anthropologue, Ensadlab), portera sur les enjeux de cette enquête qui, en dialogue avec l’association Lasotè, vise une production scientifique et artistique autour de pratiques agricoles situées ainsi que l’expression d’une connaissance du monde naturel et social par un biais sensible.

Lasotè organisé par l’Association Lasotè le 19 juin 2021 à Fonds St Denis, Martinique. Photo Francesca Cozzolino.

Cette rencontre sera suivie par un atelier d’échange d’idées sur des problématiques de recherches à conduire.

Le projet de recherche « Savoirs-faire créolisés. Une enquête de recherche-création autour des pratiques horticoles et de la culture rurale à la Martinique » est soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, département de Outre-Mer et mené par Francesca Cozzolino et Sophie Krier au sein de la Plateforme « Art, design et société » d’EnsadLab, le laboratoire de recherche de l’École des Arts Décoratifs, Paris.

Journée «  Mondes artistes-migrants et musées « sans frontières » : agir par l’art en diaspora  »

Date et lieu : Mercredi 24 novembre 9-19h.  Pôle Universitaire Citadelle Amphithéatre E00210, rue des Français Libres, Amiens
Intervenante : Francesca Cozzolino
Consulter le programme complet

Dans le cadre de la Journée Internationale d’Etude organisée par Aline Hémond (UR 4287 Laboratoire Habiter le monde/UPJV), Francesca Cozzolino donnera une conférence intitulée « Quand l’art crée la société. Etudes de cas, de la Sardaigne au Mexique » de 14h45 à 15h15 dans laquelle elle retracera ses recherches à long court sur les manières dont l’art fait politique.

Références :

  • Cozzolino Francesca, Peindre pour agir : muralisme et politique en Sardaigne. Paris : Éditions Khartala, 2017.
  • Enquête en cours « De l’ethnographie à la narration visuelle interactive : une enquête par l’image sur l’iconographie zapatiste » avec Kristina Solomouhka, archivée sur ce blog.

Conférence « De l’ethnographie à la narration visuelle interactive : une enquête par l’image sur l’iconographie zapatiste »

Date et lieu : Mardi 9 novembre 17h-18h en ligne (heure de Paris)
Intervenante : Francesca Cozzolino
Accéder au lien de visioconférence (Id de réunion : 814 6206 7075 Mot de passe : 216401)

Capture d’écran du dispositif de narration visuelle, graphisme Silvia Dore

Le 9 novembre prochain, Francesca Cozzolino donnera une conférence dans le cadre du colloque international « Los otros pensamientos. Epistemologías diversas en las artes y los diseños’» organisé par la Faculté de art et design (FAD) de la UNAM (México). Lors de cette conférence, intitulée « De l’ethnographie à la narration visuelle interactive : une enquête par l’image sur l’iconographie zapatiste », Francesca Cozzolino exposera les enjeux épistémologiques et méthodologiques d’une recherche par l’image réalisée avec l’artiste Kristina Solomoukha et produite pour la revue -able. (Voir: Workshop En Quête D’Images, 2020, sur ce blog)

Cette recherche nous a conduite à réaliser un atlas visuel interactif composé d’images provenant de différentes sources, temporalités et régimes d’historicité. Inspirées par l’Atlas Mnémosyne d’Aby Warburg et de sa méthode, nous avons développé un dispositif visuel qui permet de mettre en relation ces images par des effets de proximité et de similitude formelle ou symbolique, avec l’intention de mettre en lumière les contacts et les circulations entre différentes cultures visuelles et politiques. Le dispositif visuel prend la forme d’une interface interactive zoomable qui propose d’explorer un ensemble d’images reproduisant différentes variantes iconographiques du caracol, un motif qui, de la représentation de l’escargot à la spirale, incarne à la fois le passé maya et les idéaux zapatistes du présent.

Cette recherche collaborative s’inspire du travail des anthropologues qui ont expérimenté des formes d’écriture qui vont au-delà du texte et vise à produire un dispositif de narration visuelle prônant un « savoir sensible ».


Troisième séance du séminaire de recherche « En quête d’images » . Visioconférence « Explorations visuelles : web/docu/fiction et bande dessinée »

Date et lieu : Vendredi 22 octobre 2021, 14h-16h30
Inscriptions avant le 17 mai : anne.bationo-tillon@univ-paris8.fr ; francesca.cozzolino@ensad.fr
Intervenant.e.s : Sarah Bouyain, réalisatrice & Anne Bationo-Tillion, ergonome ; Anaïs Bloch, artiste & Nicolas Nova, anthropologue
Accéder sur ce site à la page dédiée
Accéder au site de EUR ArTeC

Le projet « En quête d’images » ambitionne d’inventer et mettre à l’épreuve des dispositifs de recherche visuels qui ne dissocient pas les trois étapes clefs de l’enquête ethnographique que sont l’élaboration de données de terrain, son analyse et la restitution des résultats. Il s’agit par ce séminaire de poursuivre et d’approfondir une réflexion épistémologique sur les formes sensibles d’écriture de la recherche à la croisée de l’art, du design, de l’anthropologie et de l’ergonomie.

Pour cette troisième séance du séminaire de recherche « En quête d’images » (EUR ArTeC / Paris 8 / EnsadLab), nous accueillerons deux binômes qui présenteront leurs enquêtes intitulées « Web/docu/fiction : Entrelacer enquête ethnographique et fiction » et « Enquête/Création : une exploration visuelle des pratiques de réparation numérique ».


Présentation de la revue Polygraphe(s) « Espaces, environnements et territoires »

Date : 16 octobre 2021, de 15h à 16h
Lieu : Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH), Paris
Accéder au site dédié ici
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, anthropologue, enseignante à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, membre du comité de rédaction ; Philippe Hameau, maître de conférences en anthropologie culturelle, université Côte d’Azur, directeur de la publication ; Delphine Leroy, anthropologue, maîtresse de conférences à Paris 8, membre du comité de rédaction ; et Étienne Yver, artiste plasticien

Rencontres Polygraphe(s)

A l’occasion du 31e Salon de la Revue, la revue Polygraphe(s) celèbrera le lancement de son troisième numéro « Espaces, environnements et territoires » le samedi 16 octobre de 15h à 16h au cours d’une rencontre, suivie du verre de l’amitié. La revue Polygraphe(s) — approches métissées des actes graphiques — est née de la volonté de faire se rencontrer des chercheur.e.s en sciences humaines et sociales issu.e.s de disciplines variées,  peu habitué.e.s à dialoguer entre eux, sur des thématiques liées à la communication figurée. Trois membres de la rédaction présenteront la revue et dialogueront avec l’artiste qui a créé l’illustration de couverture et de rubriques du deuxième numéro, laquelle est propre à chaque nouvelle parution.


Table ronde « Pour un design situé. Rencontre autour du livre Eloj Kréyol » au Campus Caribéen des Arts (CCA) de Fort-de-France, Martinique

Date : mardi 8 juin , 11h-12h30 (heure de Fort-de-France) et 17h-18h30 (heure de Paris)
Lieu : Campus Caribéen des Arts (CCA) de Fort-de-France, Martinique et en ligne
Inscription ici
Intervenant.e.s : André Lucrèce (poète et sociologue) ; Sophie Krier (artiste-chercheuse, EnsadLab) ; Michel Petris (designer et enseignant, CCA). Avec la participation à distance de dach&zephir (designers chercheurs)
Modération : Francesca Cozzolino (anthropologue, enseignante-chercheure, EnsadLab)
Rencontre organisée dans le cadre du projet de recherche
« Savoir-faire créolisés. Une enquête de recherche-création autour des pratiques horticoles et de la culture rurale à la Martinique ».

Couverture de « Eloj Kréyol. Meanderings in the field of decolonial Design » (Onomatopee, 2019). Photo dach&zephir.

Le point de départ de cette table ronde est l’ouvrage « Eloj Kréyol » (Onomatopee, 2019) qui traite de la recherche homonyme menée en Martinique par le duo de designers dach&zephir (Florian Dach et Dimitri Zephir) autour de la valorisation de savoir-faire artisanaux et de ressources naturelles en Martinique. Il s’agit d’une recherche de design ancrée dans le territoire et son histoire et qui rend visible la manière dans laquelle des objets du quotidien sont réinvestis par les tactiques créatrices des martiniquais.

Le livre dévoile les démarches et questionnements qui sous-tendent le design « d’objets à couches » imaginés par dach&zephir, qui selon André Lucrèce, auteur invité du livre, témoignent d’une « intelligence rusée » – c’est à dire une intelligence qui va au de-là de la simple débrouillardise dans les gestes et les paroles du quotidien. Le livre rend compte également de l’atelier pédagogique « Nasyon Ty Kreyol » mené par dach&zephir avec l’école Michèle Gisquet du Vauclin et ayant vocation à sensibiliser la nouvelle génération de martiniquais aux ressources naturelles, matérielles et culturelles de l’île.

La table ronde croisera les expériences et regards de Sophie Krier, dach&zephir, André Lucrèce, Michel Petris, designer et enseignant du Campus Caribéen des Arts de Fort-de-France autour de la question de la valorisation du patrimoine martiniquais par le design et de la transformation des savoir-faire de l’île. Ainsi, dans une perspective plus générale, cette expérience nous invite à nous interroger sur la trajectoire sociale des objets, dans une perspective symbolique et matérielle, ainsi que sur la manière dont les designers prennent en compte la singularisation des choses par les individus, pour un design qui se veut situé dans un contexte social et culturel.

La rencontre s’adresse principalement aux étudiant.e.s de l’école. Pour plus d’informations écrire au service communication :
contact@cca-martinique.com

Participation de la Plateforme à l’évènement
« Mapping the next steps » dans le cadre du nouveau programme « Europe Créative »

Date : Vendredi 7 mai 2021

En prologue au lancement officiel du nouveau programme Europe Créative, le Relais Culture Europe a organisé des échanges en ligne autour des chantiers collectifs qui leur apparaissent s’ouvrir pendant les années à venir. Le 7 mai il a été question de réfléchir à la question d’un possible New Cultural Deal tel « un chantier ouvert, à interpréter et initier ensemble, un chantier qui, plus qu’une politique ou un programme, réinterroge sur le temps long nos manières d’être, de vivre, d’habiter, de créer ou de converser ensemble. »

Le Relais Culture Europe a dans ce but structuré la matinée à partir d’extraits de la conférence « Art and Anthropolgy for a Living World » donnée par Tim Ingold en 2018 sur invitation de la Plateforme dans le cadre du projet de recherche « Prendre le parti des choses. Publications hybrides sur les processus de création » .

Un des enjeux épistémologiques de la plateforme est de produire des formes de « savoir en actes », des connaissances en action qui associent le social et le sensible. Pour ce faire, nous travaillons avec des méthodes associant la recherche en art et la recherche en sciences humaines et sociales à des enquêtes de terrain de longue haleine. L’invitation à Tim Ingold de 2018 s’inscrit dans la volonté de rendre opératoire la rencontre entre art et anthropologie et d’interroger les conditions par lesquelles une telle rencontre peut se faire. En effet, la conférence de Ingold interroge quatre principes (générosité, ouverture, comparaison, esprit critique) qui font converger ces deux disciplines.

Francesca Cozzolino, Plateforme « art, design et société »

Pour en savoir plus, consulter :
INGOLD Tim, « Art et anthropologie pour un monde vivant », in : Techniques&Culture, Débats, publié le 11 février 2018, accessible en ligne : https://tc.hypotheses.org/2055


Deuxième séance du séminaire de recherche « En quête d’images » . Visioconférence « Artistes et chercheurs. Des espèces compagnes face au processus d’écriture »

Date et lieu : Vendredi 21 mai 2021, 10-12h
Inscriptions avant le 17 mai : anne.bationo-tillon@univ-paris8.fr
Intervenant : Cédric Parizot, anthropologue (CNRS)
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Pour cette deuxième séance du séminaire de recherche « En quête d’images », nous accueillerons l’anthropologue Cédric Parizot qui présentera deux expérimentations. L’ une avec Douglas Edric Stanley (artiste, Ecole supérieure d’art d’Aix-en-Provence, HEAD, Genève), à l’occasion de laquelle l’équipe de Parizot a créé A Crossing Industry, un jeu vidéo qui traite des frontières en Israël Palestine. L’autre avec Vincent Berhault, auteur, metteur en scène et jongleur avec qui l’équipe de travail a élaboré Chroniques à la frontière, une pièce sur les mutations des frontières étatiques au 21ème siècle, ainsi que celles des cadres conceptuels à travers lesquels nous en parlons. 

Avec ces exemples, Parizot proposera d’appréhender les relations entre artistes et chercheurs et les actants non-humains comme une correspondance (Tim Ingold) entre espèces compagnes (Donna Haraway). Par ce biais, il évoquera les déplacements que provoquent ces expérimentations sur le plan disciplinaire et épistémologique. Il montrera également que l’écriture ne peut être réduite ni à un médium ni à un dispositif, mais doit être envisagée comme une dynamique et l’auteur comme une expression actualisant ce processus qui l’excède.


Conférence de Klaas Kuitenbrouwer « Pour une pratique de la zoönomy (zoénomie)» dans le cadre du séminaire doctoral de EnsadLab « Le design du monde. L’impact social des objets »

Date et lieu : Jeudi 8 avril 14h30-17h en ligne, en anglais
Inscription sur demande : francesca.cozzolino@ensad.fr
Intervenant : Klaas Kuitenbrouwer, chercheur principal à Het Nieuwe Instituut Rotterdam.
Modération : Sophie Krier

En juin 2020 la Plateforme « art, design et société » a contribué à une enquête transversale avec le groupe Reflective Interaction de EnsadLab autour de la notion de zoöp (de zoé, vie et op, coopération) pensée à l’origine par le chercheur Klaas Kuitenbrouwer. Un aperçu des recherches qui ont été menées sur deux mois a été publié dans le cadre de la contribution néerlandaise à la 17e Biennale de Venise (mai 2021). La publication est accessible en ligne.

Zoönomic Method research - Intervening 2
Extrait de : Nevejan Caroline, da Mosto Jane et Abifarès Huda, Values for Survival. Cahier 2, Exploratorium, Rotterdam: Het Nieuwe Instituut, 2021, p.189

Dans cette conférence, Klaas Kuitenbrouwer reviendra sur les enjeux épistémologiques et méthodologiques du modèle « zoöp » et de la pratique de la zoonomy, zoénomie (de zoé, vie et nomie, règle) qui est la clé du devenir des zoöps. Le zoöp est un modèle de gouvernance multi-espèces qui ancre la régénération écologique dans la structure d’une organisation. 

La zoénomie est comprise ici comme un espace matériel et relationnel qui implique des relations écologiques, politiques, économiques, esthétiques, métaboliques, symboliques et autres en constante articulation et interaction mutuelle. La pratique de la zoénomie nécessite pour cette raison la communication et l’hybridation de pratiques de connaissance très hétérogènes développées dans des cadres culturels différents : les arts, les techno-sciences quantitatives, les ontologies d’Asie de l’Est et d’Amérique du Sud, ainsi que les branches qualificatives critiques des sciences humaines et sociales. Dans la deuxième partie de l’exposé, Klaas Kuitenbrouwer discutera des métaphores issues de différentes traditions médicales du monde en tant qu’outils conceptuels qui aident au travail d’hybridation des pratiques de connaissance et de la pratique de la zoénomie.


Première séance du séminaire « En quête d’images » Conférence « L’inimaginable expérimental. Concevoir des dispositifs à x inconnues » de Emmanuel Grimaud

Date et lieu : vendredi 26 mars, 10h-12h, visioconférence
Inscriptions avant le 22 mars : anne.bationo-tillon@univ-paris8.fr
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Lors de cette première séance du séminaire de recherche « En quête d’images. Quelles formes sensibles d’écriture pour la recherche en arts et sciences humaines et sociales? », nous accueillerons l’anthropologue Emmanuel Grimaud (CNRS).

Que gagne t-on à partir non pas d’un objet tangible, visible mais d’un flou, d’une inconnue, d’un indéfini, d’un inimaginable ou d’un immesurable pour construire une démarche expérimentale, qu’elle soit scientifique ou artistique ? Que faire ensuite au sein d’un dispositif qui génère des données à première vue illisibles, indéchiffrables ou résistantes à toute interprétation ? C’est à ces questions que l’on réfléchira à partir de quelques cas : un robot qui permet à n’importe qui de se mettre à la place de Dieu, un piège à fantômes, une balance à peser les âmes. Autant d’exemples d’objets à premiere vue insaisissables ou hors de portée et qui pourtant ont donné lieu à des dispositifs concrets d’expérience, au croisement de l’anthropologie et du design.

Emmanuel Grimaud

Participation de Sophie Krier à la publication « Designing in Dark Times. An Arendtian lexicon »

Date : mercredi 24 mars, 17h-18h30 CET
Lieu : visioconférence en anglais
Inscriptions : en ligne
Intervenant.e.s et notions abordées : Ezio Manzini (Democracy), Arturo Escobar (Objectivity), Sophie Krier et Tim Ingold (Solitude), et Tau Lenskjold (Vita Contemplativa).
Modération : Eduardo Staszowski et Virginia Tassinari.

Dans cette table-ronde, Sophie Krier interviendra en dialogue avec l’anthropologue Tim Ingold autour de la notion de solitude, abordée par Arendt comme une forme de « penser avec » et de two-in-one, de co-présence qui s’avère être un vecteur fondamentalement relationnel de tout processus de création artistique. (Voir la collaboration antérieure avec la conférence « Art and Anthropology for a living world » délivrée par Tim Ingold en 2018 sur invitation de la plateforme dans le cadre de la journée d’étude « Formes d’écriture et processus de création »).

La table ronde accompagne la sortie du livre Designing in Dark Times : an Arendtian Lexicon et fait partie d’une série de dialogues qui interrogent comment appréhender la notion de Dark Times (temps obscurs) aujourd’hui ainsi que le positionnement récent du design vers le champ élargi de la société à travers une lentille arendtienne. Édité par Eduardo Staszoswki et Virginia Tassinari, le livre lexique « Designing in Dark Times : An Arendtian Lexicon » rassemble 56 termes tirés des écrits d’Hannah Arendt comme autant de points d’entrée permettant aux auteurs d’explorer ce que signifie Dark Times aujourd’hui. Le livre fait partie de la série « Designing in Dark Times », publiée par Bloomsbury, qui étudie la capacité du design à offrir des perspectives critiques et transformatrices sur notre condition contemporaine.


Publication en ligne « OVERTIME » 

Accéder à la publication : APRIA (ArtEZ Platform for Research Interventions in the Arts) 
Auteures :  Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab), Christel Vesters (commissaire d’art)
Pour en savoir plus : consulter l’archive En quête d’Images 2020, « Retours sur l’équipe OVERTIME »

Dans cet entretien, Sophie Krier et Christel Vesters discutent du happening OVERTIME en abordant les différentes façons dont le temps est un élément opérationnel dans les pratiques artistiques – à la fois comme condition préalable au processus de création et comme entité néolibérale pour mesurer la productivité ; les objets frontières et les catégories mentales et à la façon de les dissoudre ; et la cartographie profonde et restitution d’un lieu par l’évocation de ses savoirs oubliés.

Sophie Krier travaille actuellement avec Stéphane Verlet-Bottéro sur une deuxième restitution partielle, en format vidéo, pour le journal en ligne basé sur l’image .able. Ce journal est une initiative du groupe de recherche Reflective Interaction de l’EnsadLab. Ce montage ouvre un nouveau terrain – dont la question centrale est comment restituer la pluralité des voix, humaines et non humaines, qui ont été convoquées la nuit du 25 mai 2019. 

OVERTIME RECOLLECTION 12/31 (after OVERTIME, Allan Kaprow, 1968), (scan de carte postale envoyé aux participant.e.s exactement un an après le happening), Sophie Krier et Stéphane Verlet-Bottéro, Villanderer Alm – Alpe di Villandro, 2020. Produit par Lungomare. Camera Carlos Casas / Graphisme Inedition

Journée d’étude en ligne « Savoirs Sensibles : esthétique et anthropologie »

Date : Lundi 13 avril 2021 9h30 – 13h / 14h30 – 18h
Inscriptions : direction.recherche@ensad.fr
Intervenant.e.s : Mildred Galland-Szymkowiak ; Marie-Luce Gélard ; David Howes ; Mariana Pestana ; Céline Trautmann-Waller ; Catherine Wood
Consulter la page dédiée.

En remettant à l’honneur le paradigme sensoriel qui est à l’origine de l’esthétique, puis en le confrontant aux travaux contemporains de l’anthropologie des sens et aux pratiques curatoriales en art et en design qui questionnent le corps en mouvement et les formes de relation empathique au monde, cette journée d’étude se propose d’étudier la notion de « savoirs sensibles », dans ses dimensions esthétiques et anthropologiques afin d’interroger sa capacité opératoire pour la recherche en art et en design.

Fabrication de l’identité visuelle de la journée d’étude « Savoirs Sensibles : Esthétique et Anthropologie », Silvia Doré, 2021.

Conférence dans le cadre du cycle « Design, arts et médias »

Date : 3 mars 2021, 16h-19h
Lieu : École des Arts de la Sorbonne, 47 rue des Bergers, 75 015 Paris (entrée libre dans le respect des contraintes sanitaires)
Inscription visioconférence : condesign.ufr04@gmail.com
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino (École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris Sciences et Lettres PSL), responsable de la Plateforme « art, design et société » ; Nicolas Nova (Haute École d’Art et de Design de Genève), membre de la Plateforme « art, design et société » ; Marine Royer (Université de Nîmes) ; Emmanuele Lallement (Paris 8)

Programme du cycle de conférences.

Les interférences entre le design, les arts et les médias sont nombreuses. Il suffit de penser au recours des artistes et designers à l’intelligence artificielle, à la critique de design qui côtoie désormais la critique d’art, aux débats théoriques à l’oeuvre dans les projets de design… C’est à mettre en scène et à penser ces interférences que ce cycle de huit conférences et rencontres avec des chercheur.e.s est dédié. Le cycle est organisé par Catherine CHOMARAT-RUIZ (Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) pour les étudiant.e.s en Master 2 « Design, Arts, Médias » de l’École des Arts de la Sorbonne. Prenant appui sur leurs projets et sur leurs plus récentes publications, les invité.e.s débattront pendant cette séance de l’intérêt des SHS pour le design.

Qu’est ce que l’anthropologie, l’ethnologie et plus largement les SHS, apportent au design? Cette communication à deux voix s’articulera en trois temps. Après nous être présentés, et avoir introduit comment nous avons entamé un dialogue sur les thèmes de l’anthropologie et du design à partir d’une rencontre à l’ENSCI- Les Ateliers en 2011, nous aborderons deux enjeux. Francesca décrira l’engouement du design pour l’anthropologie et vice-versa ; Nicolas montrera quant à lui les façons dont les designers se sont ré approprié.e.s l’anthropologie des techniques (et plus généralement la culture matérielle) dans leurs manières de créer. Nous conclurons par une sélection de projets qui témoigne aujourd’hui de trois modalités de projets de recherche : pour/par/sur le design. 

Francesca Cozzolino & Nicolas Nova

Rencontre-atelier « Comment l’Art peut-il être un vecteur de lien social ? »

Date : Mercredi 17 février 2021 à 19h, en ligne
Inscriptions : veuillez vous inscrire au préalable ici
Intervenant.e.s : Anne-Laure Maison et Michel Cam, artistes-créateurs du projet HumanSoul ; Christophe Piedra, Directeur de la “Cité de refuge – Centre espoir” (Paris 13e) – Fondation de l’Armée du salut ; Francesca Cozzolino, enseignante chercheure, École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris Sciences et Lettres (PSL), Responsable de la Plateforme « art, design et société » d’EnsadLab
Consulter le site de La Fabrique des Récits.

Lors de cet atelier organisé par La Fabrique des Récits, Francesca Cozzolino présentera les activités de la Plateforme « Art, design et société » d’EnsadLab. Elle interviendra en un dialogue avec les artistes Anne-Laure Maison et Michel Cam qui présenteront leur projet Human Soul ainsi que Christophe Piedra, directeur de la Cité de Refuge de l’Armée du Salut (Paris 13ème).

Human Soul, mené par le duo Anne-Laure Maison et Michel Cam est un projet pluridisciplinaire démarré il y a plus de 4 ans sur la mer de Sulu, et qui prend désormais vie à la Cité de Refuge de l’Armée du Salut (dans le 13e arrondissement de Paris). A la recherche d’un langage commun à travers la performance artistique, les artistes réalisent le portrait d’habitants du bout du monde et d’invisibles, de marginaux, sous forme de collages « dadas », constitués de divers éléments de leur environnement. Ces créations permettent de faire évoluer le regard que chaque résident porte sur lui-même, et celui des autres, et deviennent une expérience quasi-ethnologique.


Conférence « Art, design et sciences sociales » dans le cadre du séminaire « Recherche, arts et pratiques numériques # 31 : Nouvelles écritures indisciplinées »

Date : Lundi 8 février 2021, 14h-17h
Lieu : Maison des astronomes, IMéRA, 2 place Le Verrier
Pour accéder à la visioconférence : veuillez vous inscrire au préalable auprès de jean-paul.fourmentraux [at] univ-amu.fr
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, Enseignante-chercheure, EnsadLab, laboratoire de recherche en art et design de l’École des Arts Décoratifs de Paris. Chercheure affiliée au Laboratoire d’Ethnologie et Sociologie Comparative (LESC, UMR 7186 CNRS/Université de Paris Nanterre) et Lucile Haute​, Maîtresse de conférences en design à l’Université de Nîmes, chercheuse associée à EnsadLab, École des Arts Décoratifs de Paris.
Consulter la page dédiée : antiAtlas des frontières


Couverture de l’ouvrage « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo». Crédits design: Benoît Verjat

Comment restituer, remédier ou traduire les expériences sensibles de la visite de l’exposition ? Quelle forme éditoriale donner à ce matériau réunissant des éléments de différentes natures : texte, entretiens, essai, vidéo, photographie ? Quels nouveaux agencements pouvons-nous imaginer entre données textuelles, visuelles et sonores ?

Lors de cette séance, Francesca Cozzolino, exposera les enjeux épistémologiques et méthodologiques des nouvelles formes d’écriture en sciences sociales lorsqu’elles croisent la recherche en art et en design à partir de projets de recherche et expérimentations éditoriales développées au sein d’EnsadLab (laboratoire de recherche en art et design de l’École des Arts Décoratifs, de Paris). Dans un deuxième temps, Lucile Haute étudiera les formes de publication de la recherche-création, abordant succinctement les enjeux institutionnels puis se concentrera sur des cas concrets. Dans la troisième partie de la séance, les deux chercheuses rendrons compte d’une expérience de publication expérimentale ayant donné lieu à l’ouvrage numérique intitulé : « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo ».

Cf. Francesca Cozzolino (dir.)  La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo, ABM éditions, Paris, 2020


Conférence « La création en actes »

Date : Conférence reportée à une date ultérieure
Lieu : à l’ÉSAD Pyrénées (auditorium), 2 rue Mathieu Lalanne, Pau
Lien de visionnement en ligne
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, directrice de l’ouvrage et Lucile Haute​, directrice de la collection ​liteʁal en dialogue avec Pierre di Sciullo, les designers Benoît Verjat et​ ​Quentin Juhel ainsi que ​la développeuse Sylvie Tissot
En partenariat avec Le Bel Ordinaire
Consulter le billet sur le site de EnsadLab

« La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo​ » ​est un ouvrage collectif​, publié et distribué sous forme numérique et interactive au format ePub par l’éditeur français Art Book Magazine​ dans la collection​liteʁ​al​. L’ouvrage et la collection sont conçus au sein d’EnsadLab,​ le laboratoire de recherche en art et en design de l’École des Arts Décoratifs de Paris.

Comment proposer des agencements visuels et sonores ainsi que des modalités interactives permettant une narration qui témoigne de la création en train de se faire ? Il s’agit dans cet ouvrage de rendre compte du projet artistique en tant que résultat d’interactions complexes entre des personnes, matériaux, techniques et pratiques et de restituer aussi bien la conception que la réalisation de l’exposition. Cette publication hybride fait suite à l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu au Bel Ordinaire à Pau au printemps 2017.


Lancement de l’ouvrage numérique « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo »

Date : Mardi 15 décembre 18.00-19.30
Lien de visionnement : https://zoom.us/j/99901465246
Intervenant.e.s : les auteur.e.s (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois, Lucile Encrevé et Julien Gineste) ainsi que les designers d’interaction (Benoît Verjat et Quentin Juhel), la développeuse (Sylvie Tissot), la photographe (Hortense Soichet) et le designer graphique Pierre di Sciullo.
Voir le billet complet sur le site de EnsadLab

L’ ouvrage dirigé par Francesca Cozzolino, enseignante-chercheur à EnsadLab et coordonnatrice de la Plateforme Art Design Société, est publié et distribué sous forme numérique et interactive au format ePub par l’éditeur français Art Book Magazine dans la collection liteʁal dirigée par Lucile Haute (artiste-chercheure associée à EnsadLab). Ce projet éditorial a vu le jour dans le cadre du projet de recherche « Prendre la parti des choses. Publications hybrides sur le processus de création », soutenu par PSL dans le cadre de l’IRIS « Création, Cognition et Société » et s’incrit dans les activités de la Plateforme « art, design, société » ancrée à EnsadLab.

Performance de Pierre di Sciullo écrivant des mots en lien avec son processus de création, atelier Pierre di Sciullo Paris, 20 novembre 2020. Crédits: Lucile Haute

Cette publication hybride fait suite à l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu au Bel Ordinaire à Pau au printemps 2017. Dans l’exposition, les visiteurs étaient invités à compléter une phrase, deviner une écriture secrète ou activer des machines sonores. Cet ouvrage vise à reproduire la manipulation des œuvres au moyen d’une remédiation des principes des pièces originales. Des gestes interactifs proposeront au lecteur du livre numérique une expérience sensible proche de l’émerveillement ou de la surprise. Outre le changement d’échelle et de format, il s’agit de tirer parti des possibilités interactives des supports et écritures multimédias pour proposer de nouveaux modes d’analyse et de restitution de la création en design graphique.

La rencontre prendra la forme d’une présentation polyphonique de l’ouvrage donnant la parole à tou.te.s les contributeurs-trices de ce projet éditorial.


Lancement international de la publication  » Values for Survival, the Venice Exploratorium: Cahier 2  » édité par Caroline Nevejan, Jane da Mosto et Huda AbiFarès

Date : Jeudi 1o décembre 20.00-21.00
Lien du live stream : https://live.hetnieuweinstituut.nl
Équipe transversale : Sophie Krier et Francesca Cozzolino (Plateforme art, design et société), Samuel Bianchini, Francesco Sebregondi, Hugo Scurto et Brice Hammar-Khodja (Groupe Reflective Interaction, EnsadLab)
Invité: Olivier Darné (Parti Poétique / Zone Sensible)
Partenaires : Het Nieuwe Instituut (Klaas Kuitenbrouwer / Zoöp), WeAreHereVenice (Jane da Mosto), weißensee kunsthochschule berlin / Cluster of Excellence Matters of Activity. Image, Space, Material, Humboldt-Universität Berlin (Patricia Ribault + student researchers Paulina Grebenstein, Robin Hoske, Yanshan Ou, Youran Song)
Télécharger le cahier numérique (contribution de l’équipe p. 182-195)

Ce Cahier No 2 a été réalisé dans le cadre du programme de recherche complémentaire « Exploratorium » de la contribution néerlandaise à la 17e exposition internationale d’architecture de la Biennale d’Architecture de Venise 2021 « How will we live together? » dont le programme de recherche « Who are we? » est assuré par Caroline Nevejan (Open Research Amsterdam) pour Het Nieuwe Instituut en dialogue avec Debra Solomon (porteuse de Multispecies Urbanism), Afaina de Jong (porteuse de Space of Other), Klaas Kuitenbrouwer (porteur de Zoöp) et Francien van Westrenen (Head of Agency, Het Nieuwe Instituut).

C’est dans ce cadre foisonnant composé de practicien.nes et de penseur.ses aux disciplines, géographies et approches multiples que l’équipe transversale d’EnsadLab a mis à l’épreuve, deux mois durant et avec trois autres villes (Berlin, Amsterdam, Venise), une pratique intitulée « The Practice of Zoönomy ». Cette pratique se donne pour objectif de rendre lisible et actionable le développement de la résilience de communautés pluri-spécifiques, baptisées « Zoöps » (une combinaison de zoé, vie et op, coopération). La ferme urbaine Zone Sensible de St Denis a été choisie comme terrain pour tester de manière sensible les quatre étapes de pratique de « zoönomie » : démarquer ; observer/ressentir ; caractériser ; intervenir.

La contamination du sol due aux utilisations passées du terrain où se situe Zone Sensible sont une forme de démarcation temporelle. Année après année, Zone Sensible tente, avec des couches « propres » crées au sein de « poches de permaculture », d’épaissir la couche exploitable pour un maraîchage durable. (Notes prises durant les échanges avec Franck Ponthier, jardinier en chef du site, et Olivier Darné)

Conférence de Francesca Cozzolino et Sophie Krier
« Weaving Gardens : a case study in cross-investigations between art and anthropology »

Date : Samedi 21 novembre 14.15-15.00
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, Sophie Krier
Visionner le programme
Voir le billet sur le site de EnsadLab
Inscriptions au colloque « Making Matters Symposium 2020: Material Practices in Critical Times » (19-21 Novembre 2020) en ligne.

Lors de cette communication Francesca Cozzolino et Sophie Krier présenteront les travaux de recherche menés dans le cadre de la Plateforme « art, design et société ». Puis, elles engagerons une conversation autour d’un exemple de recherche artistique « Weaving Gardens » réalisée par Sophie Krier en 2018. Ce projet a pris la forme d’une intervention in situ via la création d’un métier à tisser installé dans le jardin communautaire multiculturel Orto Semirurali à Bolzano (Südtirol, Italie), hébergeant des familles issues de l’Afghanistan, du Bangladesh, de Serbie, du Maroc, de l’Italie du sud. L’intervention a amené les habitants à parler de leurs techniques d’agriculture et leurs expériences de vie ; elle a également permis d’enregistrer les trajectoires biographiques des jardiniers. Cette intervention artistique a ainsi permis d’activer des nouveaux liens sociaux au sein d’un espace méconnu et de rendre visible la valeur sociale et culturelle de ce jardin singulier pour le quartier et pour la ville de Bolzano.

« Weaving Gardens”, Sophie Krier, School of Verticality, 2018. Production : Lungomare. Photo : Joerg Oschmann. Graphisme Lizzie Malcolm / Workgroup Collective Material Practices.

Journée d’étude en ligne « Créolisation par l’art et le design? Créer dans le Tout-monde »

Date : Mardi 17 novembre 2020, 10.00 – 18.30
Intervenant.e.s : Christine Chivallon, Dénètem Touam Bounadach&zephir, Rolando Vázquez, Florence Lazar, Laura Bini CarterCharlotte AttalRachel Marsil et Ruedi Baur
Télécharger le programme
Voir le billet sur le site de EnsadLab
Inscriptions : evenement.recherche@ensad.fr (vous recevrez alors un lien zoom vous permettant de nous rejoindre pour la journée)

Si la notion de créolisation a déjà été mobilisée dans les pratiques curatoriales (Martin 1989 ; Enwezor 2003), la manière dont elle est aujourd’hui revendiquée, mise en oeuvre, rejetée ou ignorée par une jeune génération d’artistes et de designers est en revanche moins bien connue. Prenant acte de cette lacune de la théorie de l’art et du design francophone, cette journée d’étude propose de réfléchir à la façon dont la notion de créolisation dans toute sa richesse épistémologique, linguistique, politique et culturelle (Chivallon 2013) irrigue ou pas les pratiques contemporaines en art et en design et si, en retour, elle peut nous aider à penser comment aujourd’hui la création peut affecter les sociétés et communautés ayant entamé un processus de décolonisation de leurs savoirs et pratiques.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Affiche-avec-logo-724x1024.jpg.
Affiche de la journée d’étude, 2020. Graphisme Charlotte Attal.

Cette journée d’étude est organisée par la Plateforme « art, design et société » (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois et Sophie Krier), d’EnsadLab (laboratoire de I’École des Arts Décoratifs – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) avec le soutien de la Chaire arts& sciences de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de la Fondation Daniel et Nina Carasso.


Table ronde : « Création contemporaine au Mexique »

Date: 15 octobre 2020
Lieu: Institut cultural de México en France
Avec : l’artiste Mauricio Limón de León, l’anthropologue Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, EnsadLab) et le curateur Marco Calderón.

Entre raillerie et observation du banal, l’artiste Mauricio Limón de León nous invite dans l’exposition « Le premier qui rira » à une réflexion sociale au gré de ses pérégrinations dans un espace urbain identifié: Iztapalapa. Densément peuplé, ce secteur sensible est situé à l’est de Mexico. Cette enclave éloignée et défavorisée revêt aux yeux de l’artiste une dimension énigmatique et profondément humaine.