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Conférence de Klaas Kuitenbrouwer « Pour une pratique de la zoönomy (zoénomie)» dans le cadre du séminaire doctoral de EnsadLab « Le design du monde. L’impact social des objets »

Date et lieu : Jeudi 8 avril 14h30-17h en ligne, en anglais
Inscription sur demande : francesca.cozzolino@ensad.fr
Intervenant : Klaas Kuitenbrouwer, chercheur principal à Het Nieuwe Instituut Rotterdam.
Modération : Sophie Krier

En juin 2020 la Plateforme « art, design et société » a contribué à une enquête transversale avec le groupe Reflective Interaction de EnsadLab autour de la notion de zoöp (de zoé, vie et op, coopération) pensée à l’origine par le chercheur Klaas Kuitenbrouwer. Un aperçu des recherches qui ont été menées sur deux mois a été publié dans le cadre de la contribution néerlandaise à la 17e Biennale de Venise (mai 2021). La publication est accessible en ligne.

Zoönomic Method research - Intervening 2
Extrait de : Nevejan Caroline, da Mosto Jane et Abifarès Huda, Values for Survival. Cahier 2, Exploratorium, Rotterdam: Het Nieuwe Instituut, 2021, p.189

Dans cette conférence, Klaas Kuitenbrouwer reviendra sur les enjeux épistémologiques et méthodologiques du modèle « zoöp » et de la pratique de la zoonomy, zoénomie (de zoé, vie et nomie, règle) qui est la clé du devenir des zoöps. Le zoöp est un modèle de gouvernance multi-espèces qui ancre la régénération écologique dans la structure d’une organisation. 

La zoénomie est comprise ici comme un espace matériel et relationnel qui implique des relations écologiques, politiques, économiques, esthétiques, métaboliques, symboliques et autres en constante articulation et interaction mutuelle. La pratique de la zoénomie nécessite pour cette raison la communication et l’hybridation de pratiques de connaissance très hétérogènes développées dans des cadres culturels différents : les arts, les techno-sciences quantitatives, les ontologies d’Asie de l’Est et d’Amérique du Sud, ainsi que les branches qualificatives critiques des sciences humaines et sociales. Dans la deuxième partie de l’exposé, Klaas Kuitenbrouwer discutera des métaphores issues de différentes traditions médicales du monde en tant qu’outils conceptuels qui aident au travail d’hybridation des pratiques de connaissance et de la pratique de la zoénomie.


Première séance du séminaire « En quête d’images » Conférence « L’inimaginable expérimental. Concevoir des dispositifs à x inconnues » de Emmanuel Grimaud

Date : vendredi 26 mars, 10h-12h
Lieu : visioconférence
Inscriptions avant le 22 mars : enquetedimages@eur-artec.fr
Consulter la page dédiée : EUR ArTeC
Plus d’informations : francesca.cozzolino@ensad.fr ; anne.bationo-tillon@univ-paris8.fr

Lors de cette première séance du séminaire de recherche « En quête d’images. Quelles formes sensibles d’écriture pour la recherche en arts et sciences humaines et sociales? », nous accueillerons l’anthropologue Emmanuel Grimaud (CNRS).

Que gagne t-on à partir non pas d’un objet tangible, visible mais d’un flou, d’une inconnue, d’un indéfini, d’un inimaginable ou d’un immesurable pour construire une démarche expérimentale, qu’elle soit scientifique ou artistique ? Que faire ensuite au sein d’un dispositif qui génère des données à première vue illisibles, indéchiffrables ou résistantes à toute interprétation ? C’est à ces questions que l’on réfléchira à partir de quelques cas : un robot qui permet à n’importe qui de se mettre à la place de Dieu, un piège à fantômes, une balance à peser les âmes. Autant d’exemples d’objets à premiere vue insaisissables ou hors de portée et qui pourtant ont donné lieu à des dispositifs concrets d’expérience, au croisement de l’anthropologie et du design.

Emmanuel Grimaud

Participation de Sophie Krier à la publication « Designing in Dark Times. An Arendtian lexicon »

Date : mercredi 24 mars, 17h-18h30 CET
Lieu : visioconférence en anglais
Inscriptions : en ligne
Intervenant.e.s et notions abordées : Ezio Manzini (Democracy), Arturo Escobar (Objectivity), Sophie Krier et Tim Ingold (Solitude), et Tau Lenskjold (Vita Contemplativa).
Modération : Eduardo Staszowski et Virginia Tassinari.

Dans cette table-ronde, Sophie Krier interviendra en dialogue avec l’anthropologue Tim Ingold autour de la notion de solitude, abordée par Arendt comme une forme de « penser avec » et de two-in-one, de co-présence qui s’avère être un vecteur fondamentalement relationnel de tout processus de création artistique. (Voir la collaboration antérieure avec la conférence « Art and Anthropology for a living world » délivrée par Tim Ingold en 2018 sur invitation de la plateforme dans le cadre de la journée d’étude « Formes d’écriture et processus de création »).

La table ronde accompagne la sortie du livre Designing in Dark Times : an Arendtian Lexicon et fait partie d’une série de dialogues qui interrogent comment appréhender la notion de Dark Times (temps obscurs) aujourd’hui ainsi que le positionnement récent du design vers le champ élargi de la société à travers une lentille arendtienne. Édité par Eduardo Staszoswki et Virginia Tassinari, le livre lexique « Designing in Dark Times : An Arendtian Lexicon » rassemble 56 termes tirés des écrits d’Hannah Arendt comme autant de points d’entrée permettant aux auteurs d’explorer ce que signifie Dark Times aujourd’hui. Le livre fait partie de la série « Designing in Dark Times », publiée par Bloomsbury, qui étudie la capacité du design à offrir des perspectives critiques et transformatrices sur notre condition contemporaine.


Publication en ligne « OVERTIME » 

Accéder à la publication : APRIA (ArtEZ Platform for Research Interventions in the Arts) 
Auteures :  Sophie Krier (artiste-chercheure, EnsadLab), Christel Vesters (commissaire d’art)
Pour en savoir plus : consulter l’archive En quête d’Images 2020, « Retours sur l’équipe OVERTIME »

Dans cet entretien, Sophie Krier et Christel Vesters discutent du happening OVERTIME en abordant les différentes façons dont le temps est un élément opérationnel dans les pratiques artistiques – à la fois comme condition préalable au processus de création et comme entité néolibérale pour mesurer la productivité ; les objets frontières et les catégories mentales et à la façon de les dissoudre ; et la cartographie profonde et restitution d’un lieu par l’évocation de ses savoirs oubliés.

Sophie Krier travaille actuellement avec Stéphane Verlet-Bottéro sur une deuxième restitution partielle, en format vidéo, pour le journal en ligne basé sur l’image .able. Ce journal est une initiative du groupe de recherche Reflective Interaction de l’EnsadLab. Ce montage ouvre un nouveau terrain – dont la question centrale est comment restituer la pluralité des voix, humaines et non humaines, qui ont été convoquées la nuit du 25 mai 2019. 

OVERTIME RECOLLECTION 12/31 (after OVERTIME, Allan Kaprow, 1968), (scan de carte postale envoyé aux participant.e.s exactement un an après le happening), Sophie Krier et Stéphane Verlet-Bottéro, Villanderer Alm – Alpe di Villandro, 2020. Produit par Lungomare. Camera Carlos Casas / Graphisme Inedition

Journée d’étude en ligne « Savoirs Sensibles : esthétique et anthropologie »

Date : Lundi 13 avril 2021 9h30 – 13h / 14h30 – 18h
Inscriptions : direction.recherche@ensad.fr
Intervenant.e.s : Mildred Galland-Szymkowiak ; Marie-Luce Gélard ; David Howes ; Mariana Pestana ; Céline Trautmann-Waller ; Catherine Wood
Consulter la page dédiée.

En remettant à l’honneur le paradigme sensoriel qui est à l’origine de l’esthétique, puis en le confrontant aux travaux contemporains de l’anthropologie des sens et aux pratiques curatoriales en art et en design qui questionnent le corps en mouvement et les formes de relation empathique au monde, cette journée d’étude se propose d’étudier la notion de « savoirs sensibles », dans ses dimensions esthétiques et anthropologiques afin d’interroger sa capacité opératoire pour la recherche en art et en design.

Fabrication de l’identité visuelle de la journée d’étude « Savoirs Sensibles : Esthétique et Anthropologie », Silvia Doré, 2021.

Conférence dans le cadre du cycle « Design, arts et médias »

Date : 3 mars 2021, 16h-19h
Lieu : École des Arts de la Sorbonne, 47 rue des Bergers, 75 015 Paris (entrée libre dans le respect des contraintes sanitaires)
Inscription visioconférence : condesign.ufr04@gmail.com
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino (École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris Sciences et Lettres PSL), responsable de la Plateforme « art, design et société » ; Nicolas Nova (Haute École d’Art et de Design de Genève), membre de la Plateforme « art, design et société » ; Marine Royer (Université de Nîmes) ; Emmanuele Lallement (Paris 8)

Programme du cycle de conférences.

Les interférences entre le design, les arts et les médias sont nombreuses. Il suffit de penser au recours des artistes et designers à l’intelligence artificielle, à la critique de design qui côtoie désormais la critique d’art, aux débats théoriques à l’oeuvre dans les projets de design… C’est à mettre en scène et à penser ces interférences que ce cycle de huit conférences et rencontres avec des chercheur.e.s est dédié. Le cycle est organisé par Catherine CHOMARAT-RUIZ (Professeure à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) pour les étudiant.e.s en Master 2 « Design, Arts, Médias » de l’École des Arts de la Sorbonne. Prenant appui sur leurs projets et sur leurs plus récentes publications, les invité.e.s débattront pendant cette séance de l’intérêt des SHS pour le design.

Qu’est ce que l’anthropologie, l’ethnologie et plus largement les SHS, apportent au design? Cette communication à deux voix s’articulera en trois temps. Après nous être présentés, et avoir introduit comment nous avons entamé un dialogue sur les thèmes de l’anthropologie et du design à partir d’une rencontre à l’ENSCI- Les Ateliers en 2011, nous aborderons deux enjeux. Francesca décrira l’engouement du design pour l’anthropologie et vice-versa ; Nicolas montrera quant à lui les façons dont les designers se sont ré approprié.e.s l’anthropologie des techniques (et plus généralement la culture matérielle) dans leurs manières de créer. Nous conclurons par une sélection de projets qui témoigne aujourd’hui de trois modalités de projets de recherche : pour/par/sur le design. 

Francesca Cozzolino & Nicolas Nova

Rencontre-atelier « Comment l’Art peut-il être un vecteur de lien social ? »

Date : Mercredi 17 février 2021 à 19h, en ligne
Inscriptions : veuillez vous inscrire au préalable ici
Intervenant.e.s : Anne-Laure Maison et Michel Cam, artistes-créateurs du projet HumanSoul ; Christophe Piedra, Directeur de la “Cité de refuge – Centre espoir” (Paris 13e) – Fondation de l’Armée du salut ; Francesca Cozzolino, enseignante chercheure, École des Arts Décoratifs, Paris – Université Paris Sciences et Lettres (PSL), Responsable de la Plateforme « art, design et société » d’EnsadLab
Consulter le site de La Fabrique des Récits.

Lors de cet atelier organisé par La Fabrique des Récits, Francesca Cozzolino présentera les activités de la Plateforme « Art, design et société » d’EnsadLab. Elle interviendra en un dialogue avec les artistes Anne-Laure Maison et Michel Cam qui présenteront leur projet Human Soul ainsi que Christophe Piedra, directeur de la Cité de Refuge de l’Armée du Salut (Paris 13ème).

Human Soul, mené par le duo Anne-Laure Maison et Michel Cam est un projet pluridisciplinaire démarré il y a plus de 4 ans sur la mer de Sulu, et qui prend désormais vie à la Cité de Refuge de l’Armée du Salut (dans le 13e arrondissement de Paris). A la recherche d’un langage commun à travers la performance artistique, les artistes réalisent le portrait d’habitants du bout du monde et d’invisibles, de marginaux, sous forme de collages « dadas », constitués de divers éléments de leur environnement. Ces créations permettent de faire évoluer le regard que chaque résident porte sur lui-même, et celui des autres, et deviennent une expérience quasi-ethnologique.


Conférence « Art, design et sciences sociales » dans le cadre du séminaire « Recherche, arts et pratiques numériques # 31 : Nouvelles écritures indisciplinées »

Date : Lundi 8 février 2021, 14h-17h
Lieu : Maison des astronomes, IMéRA, 2 place Le Verrier
Pour accéder à la visioconférence : veuillez vous inscrire au préalable auprès de jean-paul.fourmentraux [at] univ-amu.fr
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, Enseignante-chercheure, EnsadLab, laboratoire de recherche en art et design de l’École des Arts Décoratifs de Paris. Chercheure affiliée au Laboratoire d’Ethnologie et Sociologie Comparative (LESC, UMR 7186 CNRS/Université de Paris Nanterre) et Lucile Haute​, Maîtresse de conférences en design à l’Université de Nîmes, chercheuse associée à EnsadLab, École des Arts Décoratifs de Paris.
Consulter la page dédiée : antiAtlas des frontières


Couverture de l’ouvrage « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo». Crédits design: Benoît Verjat

Comment restituer, remédier ou traduire les expériences sensibles de la visite de l’exposition ? Quelle forme éditoriale donner à ce matériau réunissant des éléments de différentes natures : texte, entretiens, essai, vidéo, photographie ? Quels nouveaux agencements pouvons-nous imaginer entre données textuelles, visuelles et sonores ?

Lors de cette séance, Francesca Cozzolino, exposera les enjeux épistémologiques et méthodologiques des nouvelles formes d’écriture en sciences sociales lorsqu’elles croisent la recherche en art et en design à partir de projets de recherche et expérimentations éditoriales développées au sein d’EnsadLab (laboratoire de recherche en art et design de l’École des Arts Décoratifs, de Paris). Dans un deuxième temps, Lucile Haute étudiera les formes de publication de la recherche-création, abordant succinctement les enjeux institutionnels puis se concentrera sur des cas concrets. Dans la troisième partie de la séance, les deux chercheuses rendrons compte d’une expérience de publication expérimentale ayant donné lieu à l’ouvrage numérique intitulé : « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo ».

Cf. Francesca Cozzolino (dir.)  La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo, ABM éditions, Paris, 2020


Conférence « La création en actes »

Date : Conférence reportée à une date ultérieure
Lieu : à l’ÉSAD Pyrénées (auditorium), 2 rue Mathieu Lalanne, Pau
Lien de visionnement en ligne
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, directrice de l’ouvrage et Lucile Haute​, directrice de la collection ​liteʁal en dialogue avec Pierre di Sciullo, les designers Benoît Verjat et​ ​Quentin Juhel ainsi que ​la développeuse Sylvie Tissot
En partenariat avec Le Bel Ordinaire
Consulter le billet sur le site de EnsadLab

« La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo​ » ​est un ouvrage collectif​, publié et distribué sous forme numérique et interactive au format ePub par l’éditeur français Art Book Magazine​ dans la collection​liteʁ​al​. L’ouvrage et la collection sont conçus au sein d’EnsadLab,​ le laboratoire de recherche en art et en design de l’École des Arts Décoratifs de Paris.

Comment proposer des agencements visuels et sonores ainsi que des modalités interactives permettant une narration qui témoigne de la création en train de se faire ? Il s’agit dans cet ouvrage de rendre compte du projet artistique en tant que résultat d’interactions complexes entre des personnes, matériaux, techniques et pratiques et de restituer aussi bien la conception que la réalisation de l’exposition. Cette publication hybride fait suite à l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu au Bel Ordinaire à Pau au printemps 2017.


Lancement de l’ouvrage numérique « La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo»

Date : Mardi 15 décembre 18.00-19.30
Lien de visionnement : https://zoom.us/j/99901465246
Intervenant.e.s : les auteur.e.s (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois, Lucile Encrevé et Julien Gineste) ainsi que les designers d’interaction (Benoît Verjat et Quentin Juhel), la développeuse (Sylvie Tissot), la photographe (Hortense Soichet) et le designer graphique Pierre di Sciullo.
Voir le billet complet sur le site de EnsadLab

L’ ouvrage dirigé par Francesca Cozzolino, enseignante-chercheur à EnsadLab et coordonnatrice de la Plateforme Art Design Société, est publié et distribué sous forme numérique et interactive au format ePub par l’éditeur français Art Book Magazine dans la collection liteʁal dirigée par Lucile Haute (artiste-chercheure associée à EnsadLab). Ce projet éditorial a vu le jour dans le cadre du projet de recherche « Prendre la parti des choses. Publications hybrides sur le processus de création », soutenu par PSL dans le cadre de l’IRIS « Création, Cognition et Société » et s’incrit dans les activités de la Plateforme « art, design, société » ancrée à EnsadLab.

Performance de Pierre di Sciullo écrivant des mots en lien avec son processus de création, atelier Pierre di Sciullo Paris, 20 novembre 2020. Crédits: Lucile Haute

Cette publication hybride fait suite à l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu au Bel Ordinaire à Pau au printemps 2017. Dans l’exposition, les visiteurs étaient invités à compléter une phrase, deviner une écriture secrète ou activer des machines sonores. Cet ouvrage vise à reproduire la manipulation des œuvres au moyen d’une remédiation des principes des pièces originales. Des gestes interactifs proposeront au lecteur du livre numérique une expérience sensible proche de l’émerveillement ou de la surprise. Outre le changement d’échelle et de format, il s’agit de tirer parti des possibilités interactives des supports et écritures multimédias pour proposer de nouveaux modes d’analyse et de restitution de la création en design graphique.

La rencontre prendra la forme d’une présentation polyphonique de l’ouvrage donnant la parole à tou.te.s les contributeurs-trices de ce projet éditorial.


Lancement international de la publication « Values for Survival, the Venice Exploratorium: Cahier 2 » édité par Caroline Nevejan, Jane da Mosto et Huda AbiFarès

Date : Jeudi 1o décembre 20.00-21.00
Lien du live stream : https://live.hetnieuweinstituut.nl
Équipe transversale : Sophie Krier et Francesca Cozzolino (Plateforme art, design et société), Samuel Bianchini, Francesco Sebregondi, Hugo Scurto et Brice Hammar-Khodja (Groupe Reflective Interaction, EnsadLab)
Invité: Olivier Darné (Parti Poétique / Zone Sensible)
Partenaires : Het Nieuwe Instituut (Klaas Kuitenbrouwer / Zoöp), WeAreHereVenice (Jane da Mosto), weißensee kunsthochschule berlin / Cluster of Excellence Matters of Activity. Image, Space, Material, Humboldt-Universität Berlin (Patricia Ribault + student researchers Paulina Grebenstein, Robin Hoske, Yanshan Ou, Youran Song)
Télécharger le cahier numérique (contribution de l’équipe p. 182-195)

Ce Cahier No 2 a été réalisé dans le cadre du programme de recherche complémentaire « Exploratorium » de la contribution néerlandaise à la 17e exposition internationale d’architecture de la Biennale d’Architecture de Venise 2021 « How will we live together? » dont le programme de recherche « Who are we? » est assuré par Caroline Nevejan (Open Research Amsterdam) pour Het Nieuwe Instituut en dialogue avec Debra Solomon (porteuse de Multispecies Urbanism), Afaina de Jong (porteuse de Space of Other), Klaas Kuitenbrouwer (porteur de Zoöp) et Francien van Westrenen (Head of Agency, Het Nieuwe Instituut).

C’est dans ce cadre foisonnant composé de practicien.nes et de penseur.ses aux disciplines, géographies et approches multiples que l’équipe transversale d’EnsadLab a mis à l’épreuve, deux mois durant et avec trois autres villes (Berlin, Amsterdam, Venise), une pratique intitulée « The Practice of Zoönomy ». Cette pratique se donne pour objectif de rendre lisible et actionable le développement de la résilience de communautés pluri-spécifiques, baptisées « Zoöps » (une combinaison de zoé, vie et op, coopération). La ferme urbaine Zone Sensible de St Denis a été choisie comme terrain pour tester de manière sensible les quatre étapes de pratique de « zoönomie » : démarquer ; observer/ressentir ; caractériser ; intervenir.

La contamination du sol due aux utilisations passées du terrain où se situe Zone Sensible sont une forme de démarcation temporelle. Année après année, Zone Sensible tente, avec des couches « propres » crées au sein de « poches de permaculture », d’épaissir la couche exploitable pour un maraîchage durable. (Notes prises durant les échanges avec Franck Ponthier, jardinier en chef du site, et Olivier Darné)

Conférence de Francesca Cozzolino et Sophie Krier « Weaving Gardens : a case study in cross-investigations between art and anthropology »

Date : Samedi 21 novembre 14.15-15.00
Intervenant.e.s : Francesca Cozzolino, Sophie Krier
Visionner le programme
Voir le billet sur le site de EnsadLab
Inscriptions au colloque « Making Matters Symposium 2020: Material Practices in Critical Times » (19-21 Novembre 2020) en ligne.

Lors de cette communication Francesca Cozzolino et Sophie Krier présenteront les travaux de recherche menés dans le cadre de la Plateforme « art, design et société ». Puis, elles engagerons une conversation autour d’un exemple de recherche artistique « Weaving Gardens » réalisée par Sophie Krier en 2018. Ce projet a pris la forme d’une intervention in situ via la création d’un métier à tisser installé dans le jardin communautaire multiculturel Orto Semirurali à Bolzano (Südtirol, Italie), hébergeant des familles issues de l’Afghanistan, du Bangladesh, de Serbie, du Maroc, de l’Italie du sud. L’intervention a amené les habitants à parler de leurs techniques d’agriculture et leurs expériences de vie ; elle a également permis d’enregistrer les trajectoires biographiques des jardiniers. Cette intervention artistique a ainsi permis d’activer des nouveaux liens sociaux au sein d’un espace méconnu et de rendre visible la valeur sociale et culturelle de ce jardin singulier pour le quartier et pour la ville de Bolzano.

« Weaving Gardens”, Sophie Krier, School of Verticality, 2018. Production : Lungomare. Photo : Joerg Oschmann. Graphisme Lizzie Malcolm / Workgroup Collective Material Practices.

Journée d’étude en ligne « Créolisation par l’art et le design? Créer dans le Tout-monde »

Date : Mardi 17 novembre 2020, 10.00 – 18.30
Intervenant.e.s : Christine Chivallon, Dénètem Touam Bounadach&zephir, Rolando Vázquez, Florence Lazar, Laura Bini CarterCharlotte AttalRachel Marsil et Ruedi Baur
Télécharger le programme
Voir le billet sur le site de EnsadLab
Inscriptions : evenement.recherche@ensad.fr (vous recevrez alors un lien zoom vous permettant de nous rejoindre pour la journée)

Si la notion de créolisation a déjà été mobilisée dans les pratiques curatoriales (Martin 1989 ; Enwezor 2003), la manière dont elle est aujourd’hui revendiquée, mise en oeuvre, rejetée ou ignorée par une jeune génération d’artistes et de designers est en revanche moins bien connue. Prenant acte de cette lacune de la théorie de l’art et du design francophone, cette journée d’étude propose de réfléchir à la façon dont la notion de créolisation dans toute sa richesse épistémologique, linguistique, politique et culturelle (Chivallon 2013) irrigue ou pas les pratiques contemporaines en art et en design et si, en retour, elle peut nous aider à penser comment aujourd’hui la création peut affecter les sociétés et communautés ayant entamé un processus de décolonisation de leurs savoirs et pratiques.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Affiche-avec-logo-724x1024.jpg.
Affiche de la journée d’étude, 2020. Graphisme Charlotte Attal.

Cette journée d’étude est organisée par la Plateforme « art, design et société » (Francesca Cozzolino, Arnaud Dubois et Sophie Krier), d’EnsadLab (laboratoire de I’École des Arts Décoratifs – Université Paris, Sciences et Lettres, PSL) avec le soutien de la Chaire arts& sciences de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de la Fondation Daniel et Nina Carasso.


Table ronde : « Création contemporaine au Mexique »

Date: 15 octobre 2020
Lieu: Institut cultural de México en France
Avec : l’artiste Mauricio Limón de León, l’anthropologue Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, EnsadLab) et le curateur Marco Calderón.

Entre raillerie et observation du banal, l’artiste Mauricio Limón de León nous invite dans l’exposition « Le premier qui rira » à une réflexion sociale au gré de ses pérégrinations dans un espace urbain identifié: Iztapalapa. Densément peuplé, ce secteur sensible est situé à l’est de Mexico. Cette enclave éloignée et défavorisée revêt aux yeux de l’artiste une dimension énigmatique et profondément humaine.