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Le sensible comme forme de connaissance : enquêter et publier autrement

Prendre le parti des choses

Projet « Prendre le parti des choses. Publications hybrides sur les processus de création » (2018)

Projet porté par : Francesca Cozzolino (enseignante-chercheure, Ensadlab) avec la collaboration de Pierre-Olivier Dittmar (maître de conférence, EHESS), soutenu par IRIS PSL «Création, cognition et société» et développé dans le cadre du groupe de recherche Reflective Interaction.
En collaboration avec : Centre d’art le Bel Ordinaire; Art Book Magazine
Équipe : Samuel Bianchini (EnsadLab) ; Francesca Cozzolino (EnsadLab/Lesc); Pierre-Olivier Dittmar (EHESS) ; Thomas Golsenne (Université de Lille3) ; Lucile Haute (Université de Nîmes/EnsadLab); Quentin Juhel (étudiant-chercheur EnsadLab) ; Sophie Krier (UCR/EnsadLab) ; Benoît Verjat (EnsadLab/Esa de Nancy) ; Sylvie Tissot ( ingénieure de recherche et création, associée à EnsadLab)

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Vue d’atelier et de l’élaboration des « Machines Sonores » produites dans le cadre de l’exposition sur Pierre di Sciullo intitulée « Typoéticatrac, les mots pour le faire » (Bel Ordinaire 2017). Crédit photo @ Hortense Soichet

Le projet « Prendre le parti des choses. Publications hybrides sur les processus de création » repose sur une articulation inédite entre design et sciences humaines et sociales. Il est issu de nouvelles formes d’écriture qui utilisent des supports numériques interactifs pour décrire la création. Ce projet propose une approche matérielle et processuelle de la création et s’appuie sur l’expérimentation de formes de publication qui découlent d’une telle conception dynamique et concrète du processus de création lorsqu’il est observé dans sa complexité et saisi au-delà de la seule intentionnalité des artistes. C’est précisément à cette jonction que ce projet entend se situer en fédérant des chercheurs en sciences humaines et sociales (EHESS et EnsadLab), des chercheurs en art et en design (EnsadLab). Il se structure autour de la production d’un ouvrage numérique issu de l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre Di Sciullo (commissariat Francesca Cozzolino) et sur la mise en place d’un séminaire prenant la forme de deux journées d’études, à l’EnsAD le 29 mars 2018 et à l’EHESS le 20 juin 2018.

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Vue de la salle “L’or de la fougue”, Pierre Di Sciullo, exposition « Typoéticatrac, les mots pour le faire » (Bel Ordinaire 2017). Crédit photo @ Luke James
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Quand le sensible affecte la société : nouvelles formes d’écologies sociales

Enquête Art et politique au Mexique

Quand l’art façonne la société : enquête sur la scène mexicaine contemporaine (depuis 2017)

Workshop « Mapeo Colectivo », collectif artistique Iconoclasta, México, 2017

Une enquête en cours dans les mondes de la création du Mexique nous permet de penser comment les pratiques artistiques impliquent l’émergence de nouvelles « écologies sociales » issues d’actions collectives et collaboratives. Il s’agit de comprendre comment le sensible « performe » le réel, c’est-à-dire comment la façon de travailler des artistes, peut générer des éléments susceptibles de faire émerger de nouvelles formes de sociabilité, de changer les relations de pouvoir et d’activer des processus d’ « empowerment ».

Ces dynamiques jouent un rôle particulièrement important lorsque, comme dans le contexte mexicain, le tissu social est mis à mal par des inégalités sociales grandissantes. Proposant de nouveaux contextes de production artistique, elles permettent aussi de retisser des fils entre les différents groupes et de créer du lien social, favorisant ainsi l’émergence d’un « commun ». Dans ce cadre, la création en art et en design contribuerait à réinventer des espaces de socialisation dans des contextes de forte fragmentation sociale.

Afin de restituer les circulations entre les mondes de l’art et les mouvements sociaux et de faire émerger des manières, tant au niveau individuel que collectif, de « faire dans le trouble » , ce projet s’appuie sur une série d’enquêtes ethnographiques menées au sein de centres culturels, de festivals temporaires, de collectifs artistiques et de réseaux de quartier localisés dans trois régions du Mexique (Mexico DF, les états de Puebla et du Chiapas). Celles-ci nous permettront d’observer comment des groupes sociaux sont capables d’activer, par le biais de la création artistique, de nouveaux types d’espaces publics.

Enquête « Quand l’art façonne la société », Xochimilco, Mexico, 2018

Ce projet fait ainsi le pari qu’art et société, lorsqu’ils se rencontrent, peuvent faire émerger de nouvelles écologies sociales et que les pratiques artistiques, lorsqu’elles sont prises dans des dynamiques politiques et sociales peuvent contribuent à redéfinir la notion de société. En tant qu’objet de recherche, les pratiques de création artistique exigent par ailleurs des chercheurs d’inventer des modalités d’enquête et d’écriture à même d’en restituer le caractère sensible. Nous souhaitons ainsi associer à ce volet empirique de la recherche une recherche par la pratique, qui nous permettra d’explorer la possibilité de formes hybrides de publication et de restitution de ces recherches.

Ce projet de recherche est piloté par Francesca Cozzolino (enseignante – chercheure, Ensadlab) et a bénéficié du soutien de l’IRIS PSL « Création, cognition et société » entre 2017 et 2019 et depuis 2019 il bénéficie du soutien de l‘EUR ArTec (Université deParis 8) et d’EnsadLab.

Equipe et collaborateurs:

  • Samuel Bianchini (artiste-chercheur, EnsadLab)
  • Francesca Cozzolino (ensiegnante-chercheure EnsadLab/Lesc)
  • Pierre-Olivier Dittmar (maître de conférence, EHESS)
  • Sophie Krier (artiste-chercheure EnsadLab)
  • Francisco De Parrez Gómez (antrhopologue, ENAH, Mexico)
  • Caroline Perrée (chercheure CEMCA, Mexico)
  • Kristina Solomoukha (artiste, enseignante EnsAD/EESAB, Rennes)
  • Sophie Wahnich (directrice de recherche, CNRS/ IIAC-EHESS)
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